STORY


Né en Géorgie le 10 novembre 1986, Ilias Iliadis, de son vrai nom Jarji Zviadauri, fuit son pays natal à la faveur de l’éclatement de l’URSS. Son père adoptif, Nikos Iliadis, héritier de la communauté antique des Pontios, s’installe dans le Nord de la Grèce. On est en en 1993. Son fils est déjà à l’œuvre sur les tatamis qu’il a goûté à Tbilissi. Nikos lui transmet son Judo et surtout sa passion. Et l’enfant est (sur)doué…

Dès 2001, à 15 ans, il sort à l’international. En 2002, surclassé en Junior, il termine 3e des Championnats d’Europe. 2003 le voit remporter le titre continental chez les Cadets puis les Juniors (-73 kg).

Eté 2004. Les Jeux Olympiques sont organisés à Athènes, « sa » ville qu’il adore tant. Au printemps, Ilias Iliadis a déjà surpris tout son monde et réalisé une retentissante performance : il a conquis le titre européen Seniors en dominant l’Allemand Bischof en finale ! Il n’a alors que 17 ans.

Et le plus beau est à venir… Dans la chaleur moite de l’été hellène, devant un stadium en délire, le jeune Ilias est sacré champion olympique en battant l’Ukrainien Hontyuk en finale (-81 kg). Un Dieu est né ! Et l’histoire ne fait que commencer…

On lui prédit alors un avenir hors du commun. Les marabouts ne se sont pas trompés… Il lui faudra cependant attendre pour connaître son 1er sacre mondial. Finaliste en 2005 et en 2007, le Grec se pare enfin d’or à un Championnat du monde en 2010 (-90 kg). Il réédite sa performance l’année suivante à Paris puis devient triple champion du monde en 2014 en Russie (3e en 2013). Il échoue cependant dans la reconquête du sacre olympique en 2012, où il obtient la médaille de bronze.

Champion d’Europe en 2011, 3e en 2010 et 2015, Ilias Iliadis s’est mis une nouvelle idée en tête : remporter une médaille aux JO de Rio. Mais les Dieux n’étaient pas avec lui ce jour-là. Eliminé au 1er tour par le Chinois Zheng, il annonce officiellement la fin de sa carrière. Le début d’une nouvelle vie qui se déroulera forcément dans le Judo.

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