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Il envisageait de tirer sa révérence aux JO de Rio en 2016, après 13 années de bons et loyaux services, de sueur et de dur labeur. Une décennie de joutes au plus haut niveau ponctuée par deux médailles de bronze olympiques (2008, 2012), trois médailles d’argent aux Championnats du monde (2009, 2010, 2013), sept médailles européennes, dont trois en or (2008, 2015, 2016) et 14 podiums sur l’IJF World Tour, dont six succès.

Henk Grol a finalement rempilé, pour le meilleur et pour le pire. Le pire, c’est sa blessure au genou qui l’a écarté des tatamis toute l’année 2017, à l’exception des Mondiaux toutes catégories, qu’il a disputé sur une jambe (éliminé au 2e tour). Le meilleur, c’est sa 3e place aux Championnats d’Europe de Tel Aviv fin avril, sa première en +100 kg, sa nouvelle catégorie.

A 33 ans, le Néerlandais entame une nouvelle carrière chez les lourds ! Il ne part pas totalement dans l’inconnu puisqu’il va retrouver son meilleur ennemi, Lukas Krpalek, champion du monde 2014 et champion olympique 2016 (-100 kg), lui aussi « monté » de caté. Trois ans après leur ultime affrontement, neuf ans après le premier, le Tchèque a pris le meilleur au Golden Score en ¼ de finale à Tel Aviv pour leur première en +100 kg. Cela n’a pas empêché Henk Grol de dominer l’étoile montante des lourds, le Géorgien Tushishvili, pour le gain du bronze.

« Je suis désormais plus fort physiquement. Je suis en pleine forme. Je veux juste combattre des « gros » pour m’habituer à la puissance physique », déclarait Henk Grol dans la foulée de sa médaille de bronze européenne. Il est prêt pour sa nouvelle vie de Judoka, pour sa quête d’une troisième médaille olympique, qui ferait de lui l’égal de l’icône du plat pays, Mark Huizinga, qu’il avait remplacé au pied levé un jour de 2007.

 

Par Ludovic Mauchien