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L’élite de l’élite

Appartenir à l’équipe nationale coréenne est déjà une victoire en soi pour les champions du pays du matin calme. Pays fondateur de « la voie des pieds et des poings », la Corée recense 4 millions de pratiquants. Le Taekwondo est obligatoire à l’école et les championnats sont légion. Des compétitions scolaires, universitaires, militaires et professionnelles, seuls les meilleurs peuvent postuler à l’équipe nationale. Et le chemin n’est pas encore fini car les tests de sélection ressemblent à des mini championnats du monde.

La Corée pointe logiquement en tête du classement des nations. Aux Championnats du monde (depuis 1973), nantie de ses 364 médailles (258 en or, 54 en argent, 52 en bronze), elle devance l’Espagne et la Turquie. Aux Jeux Olympiques, elle arrive aussi en pôle position avec 18 médailles (13, 3, 2), devant la Chine et Taïwan.

Le niveau et le réservoir sont tels que rares sont les athlètes à perdurer sous les couleurs nationales. Mais certains ont réussi cet exploit. Le 1er grand champion de l’histoire du Taekwondo moderne se nomme Jeong Kuk-Hyeon, quadruple champion du monde (1982, 1983, 1985, 1987). Longtemps recordman du nombre de sacres planétaires, il a été dépassé en 2009 par l’Américain Steven Lopez (5 titres) et rejoint la même année par son compatriote Choi Yeon-Ho, couronné en 2001, 2003, 2007 et 2009. Yang Dae Seung (1987, 1989, 1991) et Kim Je Gyoung (1993, 1995, 1997), grâce à leur 3 sacres mondiaux, complètent un Top 5 historique que seul Kim Tae-Hun, double champion du monde en titre, peut venir intégrer.

Mais aucun d’entre eux n’a pu devenir champion olympique. Le seul à être parvenu à doubler les deux médailles d’or les plus prestigieuses est l’immense Moon Dae-Sung (champion du monde en 1999, champion olympique en 2004).

Le seul mais pas l’unique car la palme d’or du Taekwondo coréen revient certainement à Madame Hwang Kyung Seon, triple championne du monde (2005, 2007, 2011) et double championne olympique (2008, 2012). Dans le Panthéon des athlètes coréens, on ne peut oublier de citer Yeon Ji Kim, triple médaillée d’or mondiale en 2001, 2003 et 2005.

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