KARATE – Valeria Kumizaki : « Etre championne du monde, c’est possible… »

KARATE - Valeria Kumizaki : « Etre championne du monde, c’est possible… »

KARATE - Valeria Kumizaki : « Etre championne du monde, c’est possible… »

Double championne panaméricaine en titre, Valeria Kumizaki (-55 kg) est également la vice-championne du monde en titre. La Brésilienne, qui a remporté le K1 de Rabat au printemps, a une belle carte à jouer aux Championnats du monde de Madrid (6-11 novembre), ses 8e depuis Tampere en 2006 !

 

Par Ludovic Mauchien

 

Tu as de nouveau gagné les Championnats panaméricains (en juin). Tu dois être heureuse ?

Etre championne de ton continent est toujours une belle émotion. Je travaille dur tous les jours et j’en veux de plus en plus.

 

La saison a été longue et fatigante. Comment te sens-tu ?

J’aime vraiment ça ! Ca a toujours été mon rêve de pouvoir disputer des compétitions dans le monde entier. Et, maintenant, j’ai un sponsor pour le faire. Je suis très heureuse de pouvoir représenter mon pays à travers le monde.

 

Que vas-tu faire la semaine précédant les Championnats du monde ?

La même chose que pour les autres compétitions. Je vais m’entraîner une fois par jour et commencer à être plus concentrée sur le tournoi. J’essaie de ne pas trop penser à mes adversaires, mais à faire de mon mieux et à rester concentrée sur mes objectifs.

 

Quel serait le plus important pour toi aux Mondiaux : obtenir des points pour les Jeux olympiques ou être championne du monde ?

Mon grand rêve est d’être championne du monde. Gagner une belle médaille peut aussi être le début du rêve olympique. Etre bien positionné aux Mondiaux a toujours été important. Maintenant, c’est très, très important. Je veux penser étape par étape. Pour le moment, les Championnats du monde. Ensuite, le rêve olympique.

 

Quels souvenirs gardes-tu de ta finale mondiale en 2016 ? Qu’en as-tu retirée ? Cela te sera-t-il utile ?

J’ai de très bons souvenirs de cette compétition. Bien sûr, je ne suis pas contente à 100% car je perds la finale. Mais j’ai toujours eu beaucoup de mal à voyager, car je payais tous mes frais. Ces dernières années, j’ai essayé de vivre dans d’autres pays pour m’entraîner et être plus près des compétitions. C’était une nouvelle expérience pour moi. Ce n’était pas facile de vivre seule et de rester seule. Mais j’ai appris que rien n’est impossible si tu travailles dur et que tu crois en Dieu.

 

Comment analyses-tu tes performances à Berlin et à Tokyo (pas de podium) ?

Ce n’est pas si mal. Bien sûr, j’ai encore besoin d’améliorer ma réflexion stratégique, mais je suis su le bon chemin. Maintenant, je dispose d’aides pour progresser encore et encore.

 

Tu vas participer à tes 8e Championnats du monde depuis 2006. Que cela t’inspire-t-il ?

Ma motivation est d’être championne du monde. Je n’ai jamais cessé d’y penser et, dans mon cœur, je suis sûr que c’est possible. Je ne cesse jamais de croire qu’il est possible d’être championne du monde.

 

Te sentais-tu plus à l’aise avec le Karaté de 2006 ou préfères-tu celui d’aujourd’hui ?

J’aime ce nouveau modèle. C’est plus d’émotions pour nous, les athlètes, et aussi pour les spectateurs.

 

Quels athlètes t’ont-ils réellement marquée depuis 2006 ?

Il n’y en a as qu’un ou deux. J’aime tous les athlètes de toutes les catégories.

 

Penses-tu être plus forte que jamais aujourd’hui ?

Oui car j’ai plus d’expérience qu’avant.

 

Que crains-tu le plus en pensant aux Mondiaux ? Toi-même ?

Chaque compétition est une nouvelle histoire. J’essaie simplement de rester concentrée et positive tout le temps. On doit déjà beaucoup réfléchir sur le tatami, ce n’est pas positif de réfléchir trop avant la compétition. J’aime penser à des choses positives et rester près de personnes qui ont de bonnes vibrations.

 

Ozcelik, Miyahar, Recchia, Plank ! 4 styles différents. Laquelle préfères-tu ? Les combats-tu différemment ?

J’aime toutes ces filles et leurs styles. J’aime les coups de pied d’Ozcelik, l’extrême rapidité de Miyahara, la façon agressive de combattre de Recchia, le beau Gyaku de Plank. J’aime regarder ces filles sympa combattre.

 

As-tu le temps de faire autre chose que du Karaté ?

Je consacre toujours ma vie au Karaté. J’essaie de donner 100% de mon énergie au karaté. En ce moment, je n’ai pas le temps de faire un autre sport ou de suivre des études. Mais, pendant mon temps libre, j’aime passer du temps avec ma famille.

 

Considères-tu que le karaté a beaucoup changé au cours des deux dernières années, avec les Jeux olympiques ?

Oui, désormais, tous les pays ont le même objectif et tous les athlètes sont financièrement aidés par leur pays pour voyager et bien se préparer. C’est pour cela que tout le monde est en super forme et que les athlètes réalisent leurs meilleures performances. Ils essaient tous de se qualifier pour les JO.

 

Qu’est-ce que le karaté sport olympique t’a apporté ?

Pour moi, le changement est très important. Désormais, j’ai le soutien total de mon comité olympique et de ma fédération. L’armée me sponsorise aussi. Aujourd’hui, je n’ai qu’à penser à performer le mieux possible.