KARATE – Sara Cardin : «Si j’ai gagné une fois, je peux gagner encore et encore»

KARATE - Sara Cardin : «Si j’ai gagné une fois, je peux gagner encore et encore»

A 31 ans, elle n’a jamais été aussi forte. Et elle est déjà championne du monde ! C’était en 2014. En 2010, elle s’était aussi classée 2e. Cette année, en 2018, elle a de nouveau réalisé une saison pleine. Vainqueur des K1 de Dubaï et d’Istanbul (3e à Berlin), Sara Cardin est la Grand Winner des -55 kg. La triple championne d’Europe (2010, 2014, 2016), 3e à Novi Sad cette année, est en route pour une 3e médaille mondiale.

 

Par Ludovic Mauchien

 

Tu es Grand Winner 2018 du Karate 1. Que ressens-tu ?

Je suis très fière de ma saison. Les résultats me rendent très confiante à l’approche des Championnats du monde.

 

La saison a été longue et fatigante. Comment te sens-tu physiquement ?

De toute évidence, la saison a été très longue pour tout le monde. L’emploi du temps et le stress sont toujours une préoccupation. Développer de nouvelles tactiques, gérer plusieurs compétitions… n’est facile pour personne. Trouver du temps pour ressourcer l’esprit et le corps est un grand stress pour tous les compétiteurs.

Cependant, mon excellente équipe m’a apporté un soutien brillant et m’a poussé à réaliser des choses merveilleuses cette saison. Avec eux, je suis convaincue que je pourrai et je serai capable de bien traiter la problématique à venir, les Mondiaux.

 

Que s’est-il passé à Tokyo (elle a perdu au 2e tour contre Zakharova puis contre Yamada en repêchage) ?

Que dire ? Ça arrive ! Chaque combat est différent et, à Tokyo, je n’étais pas à mon meilleur niveau. Ce n’était tout simplement pas ma journée.

 

Es-tu satisfaite de ta préparation ? Comment était-elle programmée ?

Oui, je suis satisfaite. Pour l’heure, je sens que tout va bien et que je progresse. La semaine dernière, nous avons eu un camp d’entraînement avec l’équipe nationale et je me sens en forme.

 

Ta façon de te préparer a-t-elle changé depuis que les compétitions sont plus nombreuses ?

Chaque combat, chaque compétition sont différents. On doit être flexible et faire avec. Par exemple, travailler avec des poids était quelque chose que je faisais moins dans le passé mais, maintenant, la musculation est devenue plus importante.

 

T’entraînes-tu de la même manière que quand tu avais 20 ans ?

Non, je m’entraîne beaucoup plus désormais. Mon niveau est supérieur à celui de l’époque. Le Karaté est devenu mon job.

 

As-tu le temps de faire autre chose que du Karaté ?

Très peu. Je trouve parfois le temps de faire des choses simples comme faire les magasins avec des amis. Et, cet été, je suis allée à la plage !

 

Le Karaté a-t-il beaucoup changé au cours de ces deux dernières années, en devenant olympique ?

Je trouve fantastique que de nombreux pays aient commencé à prendre ce sport plus au sérieux. Le financement a entraîné une augmentation des capacités de nombreux athlètes.

 

Qu’as-tu appris des Mondiaux 2016 à Linz (elle s’est classée 5e) ?

Ne pas être trop émotive avant, pendant et après un combat.

 

Que crains-tu le plus en pensant aux Mondiaux ?

Ma plus grande peur, c’est moi-même.

 

Terliuga, Tzu Yun Wen, Kumizaki (les trois 1ères du ranking) : 3 écoles différentes. Laquelle préfères-tu affronter ? Les combats-tu différemment ?

Je préfère Tzu Yun Wen car elle a une bonne attitude envers le sport. Elle est variée dans ses techniques et je la respecte en tant que sportive.

 

On ressent quoi quand on est championne du monde ?

Si j’ai gagné une fois, je peux gagner encore et encore et encore.