Guram Tushishvili, le nouveau roi
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JUDO - Tushishivili, the new king

Guram Tushishvili, nouveau roi des lourds

Il était le favori mais c’est souvent encore plus difficile de gagner avec cette étiquette. Lui n’a pas tremblé et a même été impressionnant. A 23 ans, le Géorgien Guram Tushishvili est devenu le nouveau champion du monde des lourds en dominant le Mongol Ulziibayar en ½ finale puis l’Azerbaïdjanais Kokauri en finale (à 4 secondes du terme) par Ippon grâce à la même technique, son spécial, Eri Seoi Nage. Pour la première fois depuis 2008, un nom autre que celui de Teddy Riner (absent à Bakou) apparaît donc en lettres d’or. Vivement qu’ils se rencontrent à nouveau…

 

Liparteliani, l’or maudit

Le Géorgien Varlam Liparteliani (-100 kg) est un magnifique Judoka que l’on aime voir combattre. Il possède d’ailleurs aussi un magnifique palmarès avec ses 9 médailles européennes d’affilée et ses 5 médailles aux Championnats du monde, sans oublier son argent olympique à Rio. 3e des Mondiaux en 2014 et 2015, 2e en 2013 et 2017, « Lipo » a dû une nouvelle fois s’incliner en finale à Bakou face au Coréen Cho Guham au bout de… 5 minutes de Golden score. A 29 ans, le Géorgien n’a pas dit son dernier mot…

 

Marie-Eve Gahié en argent

Pour ses 2e Championnats du monde à seulement 21 ans (5e à Budapest l’an passé), la Française Marie-Eve Gahié n’a pas manqué le coche à Bakou. Après avoir éliminé la Britannique Sally Conway, 3e des JO 2016, en ¼ de finale, puis la Marocaine Niang en ½, elle s’est inclinée face à la championne du monde en titre, la Japonaise Chizuru Araï, en finale. Mais il y a fort à parier que ce n’ets que partie remise pour la jeune Française.

 

Bilodid dans l’histoire

Elle n’a pas encore 18 ans (le 10 octobre) mais elle est déjà entrée dans l’histoire. Invaincue depuis les Mondiaux à Budapest en 2017, l’Ukrainienne Daria Bilodid (-48 kg) est devenue la plus jeune championne du monde de l’histoire à Bakou. Elle a tout simplement survolé la compétition, transformant ses adversaires en de simples sparrings, la Japonaise Tonaki compris. Et, en plus, elle est gracieuse et intelligente ! Chapeau bas !

 

Zantaria toujours là

Et de six pour Georgii Zantaraia ! Champion du monde en 2009, l’Ukrainien a remporté 5 médailles mondiales d’affilée (2e en 2010, 3e en 2011, 2013, 2014) avant de s’octroyer sa 6e breloque à Bakou le 21 septembre à 30 ans. Dominé par l’intouchable Hifumi Abe en ¼ de finale, il n’a pas tremblé pour aller chercher le bronze. Double champion d’Europe (2011 en -60 kg, 2017), il vise la seule médaille qui manque à son immense palmarès : le podium olympique à Tokyo.

 

Hidayat Heydarov en bronze

Il n’a que 21 ans et est promis au plus bel avenir. Il a déjà commencé à écrire le présent en s’emparant de la médaille de bronze mondiale, sa première en Senior, devant son public. Hidayat Heydarov (-73 kg), champion du monde Juniors et champion d’Europe en 2017 (2e en 2018), s’est incliné en ½ finale contre Hashimoto au Golden Score avant de dominer le Mongol Tsend-Ochir pour le bronze.

 

La fratrie Abe au sommet

Ils sont frère et sœur. Ils sont devenus champions du monde le même jour… C’est beau ! Hifumi, 20 ans, a conservé son titre en -66 kg et Uta, 18 ans, a connu son 1er sacre mondial en dominant sa compatriote Shishime, la tenante du titre. Le pire pour leurs adversaires ? Ils n’ont même pas eu à forcer leur talent. Le début d’un long règne pour la famille Abe ?

 

An Changrim l’a fait !

Le Coréen An Changrim (-73 kg) a déjoué les pronostics et créé la sensation en dominant Hashimoto en finale. An Changrim, 24 ans, avait été 3e aux Mondiaux 2015 et 2017.

 

Agbegnenou puissance 3 !

La Française Clarisse Agbegnenou a remporté son 3e titre mondial à Bakou (-63 kg) en disposant de la Japonaise Tashiro en finale, et non la Slovène Trstenjak comme d’habitude (battue en ½ finale par la Japonaise). Dans l’histoire de France, Clarisse Agbegnenou rejoint ainsi ses compatriotes Lucie Decosse, Gévrise Emane et Brigitte Deydier. Pour remporter cette 3e médaille d’or a tout simplement infligé un Ippon à toutes ses adversaires ! C’est incontestablement la meilleure de sa catégorie.

 

Buchard revient du Diable Vauvert

Elle a failli abandonner le Judo il y a deux ans, déprimée par ses pertes de poids successives et parfois impossibles pour s’aligner en -48 kg. Elle s’est exilée des tatamis pendant presqu’une année pour revenir en -52 kg. Bien lui en a pris. A 23 ans, la Française Amandine Buchard remporte sa 2e médaille mondiale après le bronze en 2014 (-48 kg). La première d’une longue série ?

 

Axel Clerget en bronze

Pour ses premiers Championnats du monde, le Français Axel Clerget n’a pas manqué le coche. Impressionnant tout au long du tournoi, il a cependant chuté en ½ finale sur un contre discuté du Cubain Silva Morales (Waza). Il s’est ensuite magnifiquement repris face à l’Allemand Trippel dans le match pour le bronze.

 

Sherazadishvili, première historique

Sa famille a fui la guerre en Géorgie quand il avait 5 ans. A 22 ans, Nikoloz Sherazadishvili (-90 kg) a offert à l’Espagne son premier titre mondial masculin (Isabel Fernandez a été sacrée en 1997). Il a notamment dominé le Russe Mikail Igolnikov, le champion d’Europe 2018, certes en phase de reprise après sa blessure. En finale, il a battu le Cubain Silva Morales, double champion panaméricain.

 

Le Japon sans égal !

18 Japonais, 16 médailles ! 2 Hara Kiri pour Wolf (-100 kg) et Ogawa (+100 kg), les seuls non médaillés de l’équipe nippone ? C’est le seul trait d’humour que l’on puisse faire sur le Japon, tant celui-ci a tendance à exaspérer les Judokas du monde entier, mais aussi à les impressionner car aucune médaille n’est volée. Le pays du soleil levant a certes couché les bases du Judo mais il continue de le tenir éveillé. Aux autres pays de veiller à ne pas s’endormir.

 

La France, 3e nation

Clarisse Agbegnenou (1ère en -63 kg), Marie-Eve Gahié (2e en -70 kg), Axel Clerget (-90 kg) et Amandine Buchard (-52 kg) en bronze, permettent à la France, privée de Teddy Riner, d’apparaître sur le podium des nations derrière le Japon (7 or, 5 argent, 4 bronze) et la Corée (2, 0, 1). On attendait cependant mieux des troupes tricolores qui ont au moins eu le mérite d’afficher une belle combativité.

 

Hommes

-60 kg

  1. Takato (Jap)
  2. Mshvidobadze (Rus)
  3. Papinashvili (Géo) et Nagayama (Jap)

 

-66 kg

  1. H. Abe (Jap)
  2. Serikzhanov (Kaz)
  3. Zantaraia (Ukr) et An Baul (Cor)

 

-73 kg

  1. An Changrim (Cor)
  2. Hashimoto (Jap)
  3. Heydarov (Aze) et Mohammadi (Iri)

 

-81 kg

  1. Mollaei (Iri)
  2. Fujiwara (Jap)
  3. Wieczerzak (All) et Albayrak (Tur)

 

-90 kg

  1. Sherazadishvili (Esp)
  2. Silva Morales (Cub)
  3. Nagasawa (Jap) et Clerget (Fra)

 

-100 kg

  1. Cho Guham (Cor)
  2. Liparteliani (Géo)
  3. Ilyasov (Rus) et Lkhagvasuren (Mgl)

 

+100 kg

  1. Tushishvili (Géo)
  2. Kokauri (Aze)
  3. Harasawa (Jap) et Ulziibayar (Mgl)

 

Femmes

-48 kg

  1. Bilodid (Ukr)
  2. Tonaki (Jap)
  3. Pareto (Arg) et Galbadrakh (Kaz)

 

-52 kg

  1. U. Abe (Jap)
  2. Shishime (Jap)
  3. Buchard (Fra) et Miranda (Bre)

 

-57 kg

  1. Yoshida (Jap)
  2. Smythe-Davis (GB)
  3. Deguchi (Can) et Dorjsuren (Mgl)

 

-63 kg

  1. Agbegnenou (Fra)
  2. Tashiro (Jap)
  3. Trstenjak (Slv) et Franssen (PB)

 

-70 kg

  1. Arai (Jap)
  2. Gahié (Fra)
  3. Alvear (Col) et Ono (Jap)

 

-78 kg

  1. Hamada (Jap)
  2. Steenhuis (PB)
  3. Verkerk (PB) et Babintseva (Rus)

 

+78 kg

  1. Asahina (Jap)
  2. Ortiz (Cub)
  3. Ceric (Bos) et Sayit (Tur)

 

Nations

  1. Japon (7 or, 5 argent, 4 bronze)
  2. Corée (2, 0, 1)
  3. France (1, 1, 2)
  4. Géorgie (1, 1, 1)
  5. Iran (1, 0, 1)
  6. Ukraine (1, 0, 1)
  7. Espagne (1, 0, 0)
  8. Cuba (0, 2, 0)
  9. Russie (0, 1, 2)
  10. Pays-Bas (0, 1, 2)
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