JUDO – Nekoda Smythe-Davis : « Je suis sur le bon chemin »

Judo : Elle est devenue vice-championne du monde à Bakou (-57 kg)

JUDO - Nekoda Smythe-Davis : « I am on the right track »

3e des Championnats du monde l’an passé, la Britannique Nekoda Smythe-Davis, 25 ans, a franchi un palier cette année à Bakou en remportant la médaille d’argent (-57 kg), s’inclinant seulement en finale face à la Japonaise Tsukasa Yoshida, 22 ans, vice-championne du monde en 2017 à Budapest.

 

Par Ludovic Mauchien à Bakou

 

 

Quelle saveur a cette médaille ?

Pour moi, c’est la confirmation de tout le gros travail que j’ai effectué cette année. J’ai eu beaucoup de hauts et de bas et c’est tout simplement super que je remporte cette médaille aujourd’hui (lire samedi 22). C’est la confirmation que je suis sur le bon chemin et je vais continuer à travailler pour atteindre mes objectifs.

 

Mais es-tu contente ? Tu ne souris pas…

Oui, bien sûr (elle rit). Bien que je suis contente ! Ma grande joie après la demi-finale était significative. Je me suis très bien sentie aujourd’hui et je savais que si je pouvais m’exprimer comme je savais le faire, cela me rapporterait une médaille. Pour moi, c’est un juste retour des choses, de mon grand investissement dans l’entraînement, de mes convictions, de ma confiance en moi, de tout le travail que nous faisons et de mon talent. Je peux aller aux Jeux olympiques pour remporter une médaille.

 

Que t’a-t-il manqué en finale ?

Je pense qu’elle a simplement un petit temps d’avance. Je dois m’entraîner plus souvent avec des partenaires qui ont un niveau plus élevé parce que c’est difficile de pouvoir s’entraîner à la maison. Nous devons voyager plus. Yoshida s’entraîne avec une dizaine de -57 kg au Japon qui sont toutes aussi impressionnantes qu’elle l’est elle-même. Je dois sortir d’Angleterre et m’entraîner autant que c’est possible pour m’améliorer.

 

Comment était calculée ta préparation ?

J’ai été blessée en début d’année. C’est pour cela que je n’ai pas été très bonne aux Championnats d’Europe. Je revenais juste de blessure. Depuis, je n’ai fait que m’entraîner, voyager, m’entraîner. Pour moi, cette médaille, c’est beaucoup, beaucoup de travail. Je n’ai pas fait énormément de compétition, juste Zagreb où j’ai perdu au 1er tour. C’était mon seul combat international depuis les Championnats d’Europe. De toute façon, pour moi, la question n’est pas de savoir combien de combats tu fais, mais comment tu te prépares à l’événement, comment se déroule ton entraînement. Dès que je suis épargnée par les blessures, mon corps est très bien préparé. C’est ça le truc.