JUDO – Marie-Eve Gahié : « Etre dedans dès le premier combat »

JUDO - Marie-Eve Gahie « Be in as soon as the first fight »

A 21 ans, Marie-Eve Gahié (-70 kg) va connaître ses 2e Championnats du monde. Médaillée de bronze européenne en 2017, la Française a remporté le Grand-Prix de Zagreb cet été. Eliminée au 1er tour à Tel Aviv aux Championnats d’Europe fin avril, elle compte se servir de cet accident pour faire parler la poudre…

 

Par Ludovic Mauchien

 

 

Comment s’est déroulé ton été ?

On a fait une bonne préparation. On a commencé par Castels, on est revenu, puis on s’est entraîné à Montpellier avant de partir à Zagreb pour disputer le tournoi. Une compétition en plein milieu d’été, ce n’est pas facile mais, bon, cela s’est bien passé, dieu merci. On s’est un peu reposé à Paris, puis on est allé à Houlgate avant de revenir s’entraîner à l’Insep. Un été bien chargé mais tout s’est bien passé.

 

Es-tu satisfaite de ta préparation ?

Oui, je suis contente. J’ai été un arrêtée à cause de petits pépins mais, dans l’ensemble, je suis satisfaite.

 

Fin prête pour les Championnats du monde ?

Prête… J’espère l’être le jour J. Mais je me sens bien en tout cas.

 

Qu’as-tu appris de tes Championnats d’Europe ?

J’ai appris qu’il faut être tout de suite dedans, dès le premier combat. Et tout au long de la compétition aussi mais le premier peut être fatal.

 

T’es-tu entraîné différemment ?

Avec les entraîneurs nationaux, et ceux de mon club aussi, on a modifié plein de choses. J’ai varié mon travail sur certaines choses et aussi sur la préparation mentale. Je me suis entourée de professionnels.

 

Quel regard portes-tu sur ta victoire à Zagreb fin juillet où tu bats la Britannique Conway, 3e des JO 2016, puis la double championne d’Asie (2016 et 2017), la Japonaise Yoko Ono ?

C’était un tournoi de préparation. Ce n’était pas un championnat. Je suis très contente de l’avoir emporté. Il y a beaucoup de positif mais il y a aussi eu un peu de négatif. Je vais retenir le positif pour que cela me serve pour les championnats du monde.

 

Comment abordes-tu ces championnats du monde ?

C’est un championnat. J’ai une pression mais je veux que ce soit une pression positive. Je vais faire en sorte que ce le soit. Il faut que je sois dedans dès le premier combat et que je rentre dans tout le monde (elle rit). Il faut que j’y aille sans me poser de questions.

 

Le fait de les avoir disputés l’an dernier peut-il te servir ?

Oui, c’est sûr. Mentalement, je me suis rendu compte de la différence qu’il pouvait y avoir entre Grand-Prix, championnat d’Europe et championnat du monde. Ca va me servir, vraiment !