Karate – Valeria Kumizaki : « Mes arrière-grands-parents n’étaient pas Sensei »

Karaté : Elle défend son titre aux « Panams » (15-17 juin)

Karate - Valeria Kumizaki : « Mes arrière-grands-parents n’étaient pas Sensei »

Valeria Kumizaki est la championne en titre des -55 kg. C’est aussi la vice-championne du monde de la catégorie. A l’orée des qualifications olympiques, la Brésilienne, 33 ans, est plus forte que jamais. La n°3 mondiale est la principale favorite à sa propre succession aux 32e Championnats panaméricains organisés à Santiago de Chili (15-17 juin). Rencontre.

 

Par Ludovic Mauchien

 

Sa dernière sortie internationale au Premier League de Rabat début avril s’est soldée par une victoire, sa 9e en Karate 1, son 19e podium depuis le début de sa carrière. A 33 ans, la Brésilienne est au faîte de son Karaté.

Arrière-petite-fille d’immigrants japonais, c’est pourtant tout à fait par hasard qu’elle débute le Karaté à l’âge de 16 ans. Championne du monde Juniors en 2005, elle joue souvent placée et doit attendre 2016 pour goûter à nouveau aux joies d’une médaille mondiale. Vice-championne du monde à Linz, Valeria Kumizaki remporte le championnat panaméricain en 2017 (-55 kg), après deux médailles de bronze en 2012 et 2015. Actuellement classée n°3 mondiale derrière l’Ukrainienne Terliuga et la Taïwanaise Tzu-Yun Wen, elle pourrait gagner une place en cas de victoire.

 

Si je te dis Jeux olympiques, qu’est-ce qui te vient à l’esprit ?

Travailler, travailler et travailler.

 

Comment est planifié ton entraînement ?

Je m’entraîne 6 fois par semaine, 2 fois par jour. Chaque séance dure plus ou moins 2h30. La préparation physique occupe une place importante dans mon entraînement. Je fais 2 ou 3 séances fois par semaine de pur entraînement physique.

 

Pratiques-tu le Kata ?

Je me suis beaucoup entraînée en Kata mais, désormais, je ne fais plus que du Kumite, comme me conseille de le faire mon Sensei, Renato Franco.

 

Comment as-tu débuté le Karaté ?

J’ai commencé accidentellement en 2000. J’ai entendu une camarade de classe dire qu’elle pratiquait le Karaté, alors je suis allée voir au Dojo. Je ne connaissais même pas la différence entre Judo, Karaté et Taekwondo. Lors de mon premier cours, mon Sensei m’a dit que j’avais du talent. Je l’ai cru et je suis là (elle sourit).

 

Tes ancêtres sont originaires du Japon. Etaient-ils des maîtres de Karaté ?

Mes arrière-grands-parents sont arrivés au Brésil sur le premier navire (Kasato Maru) en 1908. Mais ils n’étaient pas du tout des Sensei de Karaté. Personne ne pratiquait le Karaté dans ma famille.

 

Quels sont tes hobbies en dehors du Karaté ?

J’aime jouer avec mon neveu, parler à mes cousins et amis. Mes hobbies sont de regarder la télé, jouer avec mon chien, marcher avec ma famille et penser et penser.

 

Quel conseil donnerais-tu à un adolescent qui rêve de devenir champion ?

La chose la plus importante est de croire en nos rêves. Et ensuite, entraînez-vous, entraînez-vous et entraînez-vous. Si vous y mettez tout votre cœur, un jour, vous réussissez.