Karate – Enzo Montarello : « J’ai envie de montrer que j’ai progressé »

Karaté : Championnats d’Europe de Novi Sad (10-13 mai)

Karate - Enzo Montarello : « J’ai envie de montrer que j’ai progressé »

Il part de loin. Mais la tortue a parfois battu le lapin. Actuel 36e mondial, Enzo Montarello a entamé sa course contre la montre olympique. A Novi Sad, pour les Championnats d’Europe (10-13 mai), le Français veut montrer que son travail acharné, empli de remise en question de ses katas, porte ses fruits. Champion d’Europe et vice-champion du monde par équipe vise, à 24 ans, sa première médaille internationale individuelle.

 

Par Ludovic Mauchien

 

 

Qu’attends-tu de ces championnats d’Europe ?

Je sens que les modifications apportées depuis le début de l’année commencent à s’intégrer progressivement. Je sais que je peux encore m’améliorer sur beaucoup de points mais ce n’est plus le moment. Je suis content du travail que j’ai fait toute cette saison. J’attends donc de ses championnats une médaille, voire la victoire, mais je reste réaliste. Tout va dépendre du tableau et certains sont devant moi (Ndlr : Quintero, Sofuoglu, Smorguner, Heydarov…). Cela dit, tout est faisable ! J’y vais pour gagner.

Mais, au-delà de ça, j’ai envie de montrer que j’ai progressé, que mon Karaté est en train d’évoluer. Tout simplement, j’ai envie de faire mon travail, de réaliser des bons tours et, quelque soit le résultat, de ne pas avoir de regret en me disant : « mince, je n’ai pas appliqué ci ou ça ». L’objectif, c’est de vraiment de tout donner en espérant une médaille au bout.

 

Dans quel domaine penses-tu avoir le plus progressé ?

Je pense avoir beaucoup progressé sur l’aspect technique, notamment mon pied arrière qui est plus stable, plus ancré. J’ai beaucoup pris d’informations de Stéphane Marie, de Didier Lupo, de Jean-François Tisseyre… qui venaient sur des stages France.

Techniquement, je me sens mieux. Du coup, je me sens moins forcer dans les katas, je me sens moins fatigué parce que la mécanique marche mieux. Je fais moins d’efforts et cela me permet de finir un kata plus frais. Parfois, en fin de kata, je baissais un peu de régime. Je n’ai plus cette impression.

 

Tu as aussi beaucoup travaillé physiquement ces derniers mois…

J’ai mis un gros travail physique en place depuis octobre. Mais si je ne me sens pas moins bien physiquement, c’est difficile de dire si je me sens mieux. Beaucoup de personnes extérieures disent que j’ai progressé en termes de puissance. C’est plutôt positif. Mais, moi, je ne le sens pas forcément étant donné que je fais le transfert tout de suite en Karaté. C’est venu progressivement. Pour le coup, je ressens plus le travail technique que le travail de puissance.

 

Raconte-nous ta préparation pour ces Championnats d’Europe…

Je me suis entraîné quasiment tous les jours, une à deux fois par jour. J’avais un jour de repos par semaine, deux celles qui précédaient les compèts. Plus je me rapprochais du tournoi, plus j’essayais de prendre du repos pour être prêt.

Lors des stages à Paris, cela m’est arrivé de tripler sur al journée, avec deux entraînements Karaté plus une séance de muscu.

 

As-tu une compétition référence ?

Je dirais l’Open de Rotterdam et les Championnats de France. A Rotterdam, j’ai passé pas mal de tours. Je perds sur l’Allemand (Smorguner) mais, honnêtement, ce n’est pas trop mérité ! On n’a pas à me reprocher grand-chose sur ce tour. Bref, à Rotterdam, je me suis bien senti. J’ai battu des concurrents vraiment forts, notamment le Hongkongais (Lau Chi Ming) et l’Indonésien (Yuda Ahmad).

Ce que je retiens des Championnats de France, c’est que je me suis bien senti ! C’est la compétition de l’année où j’ai eu les meilleures sensations et le meilleur rendu au niveau de mes katas. C’était ma dernière compétition. Cela met en confiance. En fait, je me suis senti de mieux en mieux de compèt en compèt. Et les « France », pour moi, c’est ma compèt de référence. J’espère retrouver les mêmes sensations à Novi Sad.