Karaté – Rafaël Aghayev : « Je n’ai peut-être plus 20 ans mais je me sens très bien… »
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Karaté - Rafaël Aghayev : « Je n’ai peut-être plus 20 ans mais je me sens très bien… »

Quatre Premier Leagues, quatre podiums dont deux victoires depuis le début de 2018. Es-tu déjà à ton pic de forme ?

Oui, je suis au top. Tout d’abord, je pense que l’Open de Paris (il se classe 2e) est le meilleur Karate 1 Premier League de l’année, et le plus difficile. Mais, pour moi, les Premier League ne sont pas aussi importants que de prendre le temps de s’améliorer pour atteindre les sommets, pour passer de la 3e ou 2e place à la 1ère. En fait, je ne regarde pas vraiment mes résultats. Je regarde surtout mon classement au ranking et je m’assure de rester parmi les meilleurs. C’est mon objectif.

 

Le plus important est d’être au meilleur de sa forme l’été prochain. As-tu prévu, dans ta préparation, un nouveau pic de forme en septembre ?

Je ne suis pas sûr que je serai fort en septembre prochain. Pour moi, toute l’année 2018 est importante. Je veux être au top, être n°1 au ranking pour prendre la première sélection officielle pour 2020. L’important, c’est d’être en super forme à Tokyo.

 

Considères-tu ces championnats d’Europe comme un objectif important ?

Au fur et à mesure que le temps avance, étape par étape, j’augmente l’intensité de mes entraînements, qui deviennent de plus en plus physiques, plus durs. Par conséquent, je veux gagner une médaille d’or à ces Championnats d’Europe. Je pense que, cette année, ces championnats seront plus faciles que ceux de l’année dernière et même les années précédentes, parce que les Karate 1 Premier League sont devenus les compétitions les plus importantes. C’est comme une marque de fabrique. C’est devenu comme un championnat du monde maintenant.

 

Penses-tu que le niveau global est plus élevé qu’avant ?

Je ne pense pas que ce soit si différent, parce que tous les meilleurs compétiteurs sont présents depuis des années. Ce qui est différent, c’est que, maintenant, les karatékas de 20-23 ans sont plus athlétiques, plus puissants et plus souples.

 

« Etre champion d’Europe et devenir champion du monde pour la 6e fois »

 

Appréhendes-tu quelque chose ?

Certaines règles ont changé cette année. C’est un peu difficile. Mais nous devons nous concentrer sur tout. Peu importe ce qu’ils modifient dans les règles, peu importe ce qu’ils font, nous devons suivre nos objectifs pour continuer à aller de l’avant.

 

Ne penses-tu pas participer à beaucoup (trop) de compétitions, étant donné que tu n’as plus 20 ans ?

Je n’ai peut-être plus 20 ans puisque j’en ai 33. Mais quelle est la réalité ? Tous les athlètes me considèrent comme un professionnel et également comme un très bon karatéka. Cela me suffit. Je me sens très bien.

 

Lequel préfères-tu affronter : Horuna ou Busa ?

Je n’ai pas de préférence concernant un athlète, mais je suis ami avec Horuna. Depuis deux ans, nous nous disons que nous allons nous affronter dans une finale et voir qui gagnera. Nous sommes des amis très proches. Avec Busa, si l’on parle amitié, c’est encéphalogramme plat. Je préfère affronter un ami comme Horuna.

 

Qui considères-tu comme ton adversaire le plus dangereux ? Toi-même ?

Je ne veux pas dire ce qu’il y a dans mon cœur, ce que je pense dans ma tête parce que les autres athlètes, mes adversaires, peuvent sentir, comprendre quelque chose de moi. Je ne veux leur donner aucune information.

 

Que pouvons-nous te souhaiter pour cette année ?

Etre sacré champion d’Europe et devenir champion du monde pour la 6e fois (il sourit). C’était la question la plus facile… Je souhaite bonne chance à tous les compétiteurs. Mais il y a autre chose. Parfois, les gens pensent du mal de certains athlètes professionnels. Si un compétiteur est bon et que, la fois suivante, il perd, les gens pensent qu’il est devenu mauvais. Ce n’est pas comme cela que ça devrait se passer.

Un athlète est très sensible. Si vous dites quelque chose de mal à son sujet, il reçoit des ondes négatives et, la fois d’après, il peut être mauvais. Donc, nous devons le soutenir, peu importe qu’il perde ou qu’il gagne, et ne pas dire de mauvaises choses à son sujet quand il perd. Le public devrait toujours soutenir celui qui a montré ses qualités.

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