Judo – Peter Paltchik : « Mon chemin est le bon »

Judo : 3e des Championnats d’Europe à Tel Aviv (26-28 avril)

Judo - Peter Paltchik : « Mon chemin est le bon »

Il était tout sourire en zone mixte. Les félicitations et les embrassades, dont celles avec sa mère, n’en finissait plus. Peter Paltchik, le récent vainqueur du Grand-Prix de Tbilissi, a été au bout de lui-même, comme on lui a enseigné au Samouraï Do de Tel Aviv, le club qui l’a vu grandir et dont il a tatoué le nom sur son dessus de pied.

 

Que signifie ce tatouage sur ton pied ?

Samouraï Do est le club où je suis né et où j’ai grandi à Tel Aviv. Je suis venu en Israël à l’âge d’un an. Je suis né en Russie mais je peux dire que je suis né ici. J’ai grandi avec Pavel Musin, mon premier entraîneur. Il m’a appris les bases du Judo, ses valeurs et le fighting spirit. Il m’a amené jusqu’à l’équipe nationale. Puis j’ai commencé à voler de mes propres ailes (il rit).

 

Que signifie cette médaille pour toi ?

Cette médaille signifie que je fais correctement mon travail. Tout mon travail acharné porte ses fruits. Je sais que mon chemin est le bon et je vais continuer à faire la même chose. Je sais que je serai encore mieux préparé pour mes prochains objectifs. Ma préparation avec l’équipe nationale était parfaite. Les entraîneurs travaillent beaucoup avec nous, tout le temps. C’est fou !

 

Le soutien du public t’a-t-il aidé ?

Le public était électrique. Cela m’a donné énormément de force. Je me sentais comme un turbo. Après ma difficile ½ finale, je suis allé dormir. Je suis revenu plein d’énergie car toute mon équipe est venue me voir pour que je retrouve mes esprits et que je reparte au combat avec toutes mes facultés. C’est vraiment difficile de combattre après une défaite. Cela ne m’était jamais arrivé. Toutes mes 3e places en Grand Chelem ou en Grand-Prix, j’avais perdu en quart de finale et, ensuite, j’avais gagné un combat avant le match pour la médaille de bronze. Cette fois, j’ai perdu en ½ finale. J’ai ensuite beaucoup travaillé sur le mental avec le psychologue de l’équipe. Il m’a dit : « vas-y pour le manger ». J’étais à 1000% et tout a bien fonctionné.

 

Que t’a-t-il manqué en ½ finale ?

Je pense que j’ai trop réfléchi, j’ai trop pensé à la stratégie, trop pensé à la tactique. Pour le bronze, il n’y avait pas de tactique, pas de stratégie, juste du combat (il rit).