Judo – Walide Khyar : « L’objectif, c’est d’être le meilleur »
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Judo - Walide Khyar : « L’objectif, c’est d’être le meilleur »

Retrouver le goût de la victoire à Tunis (19 janvier), deux ans après ta médaille d’or aux Championnats d’Europe, a dû te faire du bien…

Oui, c’est sûr. A chaque fois que je vais en compétition, je ne vise que la 1ère place. Je prends combat par combat mais l’objectif, c’est de gagner. Alors c’était bien de regagner sur un Grand-Prix. En plus, la journée s’est super bien passée. J’ai mis de belles boites (il sourit).

J’ai aussi fait le tournoi d’Ekaterinbourg où j’ai affronté des adversaires qui sont très, très forts : le champion du monde en ½ finale (Smetov) puis le champion olympique pour la place de trois (Mudranov). Je pense que cela aurait pu aller dans les deux sens. J’ai perdu mais, globalement, cela avance bien. De toute façon, c’est le passé. Je préfère toujours penser à ce qui arrive.

 

Ne pas avoir été sélectionné pour le Grand Slam de Paris a-t-il provoqué une réaction chez toi ?

C’est sûr que cela m’a piqué dans mon orgueil, ma fierté mais il en faut. Cela fait du bien. J’étais triste pour ma famille. Ils aiment bien le Tournoi de Paris. Ils aiment bien y aller. Il est magnifique, ce tournoi ! Après… La fédération en a décidé ainsi. Mais, franchement, je pense l’avoir assez bien digéré.

Les entraîneurs l’ont fait correctement. Ils sont venus m’en parler avant. J’étais un peu préparé. Je le sentais venir. Bon, c’est normal, cela m’a mis une petite claque et je suis retourné bosser encore plus dur, et j’ai gagné Tunis, et j’ai fait une bonne compétition en Russie. Ca avance.

Je suis content de ce qui se passe aujourd’hui, du staff qui nous entoure, de mon club, de tous ceux qui sont autour de moi. Cela se passe super bien et cela fait longtemps que cela ne s’était pas aussi bien passé. Stéphane Traineau est arrivé et il a accepté certaines choses, il a ouvert des portes et je pense que l’on se sent tous bien aujourd’hui. Je suis content. Je vais très bien !

 

« Je devais digérer une défaite qui m’a fait beaucoup de mal. 2018, c’est à moi ! »

 

As-tu retrouvé les mêmes sensations que tu éprouvais en 2016 ?

2016, c’est 2016. Je n’aime pas parler du passé. J’ai changé. Je suis encore plus concentré, j’ai mis certaines choses en place… Le réel, le vrai, vrai, vrai objectif, c’est d’être champion olympique. Je mets des choses en place au fur et à mesure. C’est le moment. Le chemin est encore super long. J’ai 22 ans, je suis encore jeune. Les sensations ont toujours été là, c’est juste que je devais digérer une défaite qui m’a fait beaucoup de mal (1er tour aux JO de Rio). Cela reste du sport. Il faut aller de l’avant. 2016, c’est 2016. On est en en 2018 et, 2018, c’est à moi !

 

Comment considères-tu ces championnats d’Europe, comme une étape vers les Championnats du Monde ou comme un objectif prioritaire ?

C’est un objectif prioritaire car toutes les compétitions sont bien sûr des objectifs, mais c’est aussi une étape vers les Championnats du monde, vers un bon classement à la ranking list, vers Tokyo, vers la consécration, vers quelque chose de magnifique. Je me dis : step by step. J’avance et je ne lâche rien. La motivation est là, la détermination est toujours là. Tout va bien ! Je suis à 100%.

C’est important d’être, non pas bien classé à la ranking list, mais d’être n°1 mondial. Il y a quelque chose au bout. L’objectif, c’est d’être le meilleur, d’être le plus fort, de ne rien laisser au hasard. Je connais tous les gars. On se connaît tous. Ca va le faire.

 

Hâte d’y être ? La pression monte ?…

Oui, bien sûr ! C’est normal que j’ai hâte d’y être. C’est un Championnat d’Europe. Et on n’a pas envie de se louper à un championnat. On a envie de faire les choses correctement. On a envie de marquer les esprits. On a envie de faire plaisir à sa famille, de faire plaisir au staff, de montrer aux entraîneurs qu’ils ont eu raison de croire en moi. Car ils ont cru en moi. Comme je n’ai pas été sélectionné à Paris, j’ai pris un autre chemin et, au final, je suis quand même sélectionné aux Championnats d’Europe. Je suis fier. Je suis heureux.

La pression montera progressivement. D’abord, c’est la perte de poids. Le week-end précédent la compèt’, on essaie de respirer un peu, de changer d’air, de penser à autre chose. J’écoute de la musique, je regarde des films. J’espère que le stress viendra au bon moment, ni trop tôt, ni après.

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