Judo – Sagi Muki : « C’est très particulier de combattre dans son pays »

Judo : Il sera à domicile aux Championnats d’Europe à Tel Aviv (26-29 avril)

Judo - Sagi Muki : « C’est très particulier de combattre dans son pays »

Champion d’Europe en 2015 à Bakou, le 2e titre masculin de l’histoire de son pays, l’Israélien Sagi Muki (-73 kg) s’est spécialement préparé pour ces Championnats d’Europe disputés dans son pays (Tel Aviv, 26-29 avril).

Vainqueur du Grand-Prix de Tashkent en octobre dernier, il compte 11 médailles à l’IJF World Tour, dont 3 en or. 5e aux JO de Rio, Sagi Muki est prêt pour « ses » Championnats d’Europe.

 

Par Ludovic Mauchien

 

Que ressent-on lorsque l’on est sacré champion d’Europe, comme cela a été ton cas en 2015 ?

Être sur la plus haute marche du podium est un sentiment incroyable. Entendre l’hymne TIKVA est quelque chose de très agréable. Et Israël est le meilleur endroit pour l’entendre… Cela signifie aussi que vous avez battu tout le monde. J’espère donc le faire à nouveau.

 

En quoi est-ce particulier de disputer des Championnats d’Europe à domicile ?

C’est très particulier pour moi de participer à un grand tournoi en Israël tel que les Championnats d’Europe. Je suis heureux de cette opportunité de combattre à domicile, devant le public israélien. Cela ne m’est jamais arrivé, sauf aux Jeux olympiques.

 

Comment te sens-tu avant ces Championnats d’Europe, mentalement et physiquement ?

Je me sens très bien après une longue période d’entraînement dans mon pays. Je me sens physiquement prêt. Je me suis entraîné dans mon club et au Wingate Institute, à raison de deux fois par jour, préparation physique et Judo additionnés. Je n’ai pas fait beaucoup de compétitions parce que mon entraîneur et moi, on a décidé de se concentrer sur l’entraînement.

 

Ces Championnats d’Europe sont-ils ton objectif principal en 2018, étant donné qu’ils se déroulent en Israël ?

Cette année, j’ai deux objectifs principaux : les Championnats d’Europe en Israël bien sûr et les Championnats du monde à Bakou (20-27 septembre). J’espère que je vais pratiquer mon Judo à son plus haut niveau.

 

Quel est ton adversaire le plus dangereux ? Toi-même ?

En premier lieu, on doit relever quotidiennement les défis qui nous attendent. Lorsque qu’on les a tous relevés, on est alors prêt à montrer son meilleur Judo.

 

Quels sont les Judokas qui t’inspirent le plus ?

J’ai bien sûr eu des idoles, surtout les héros japonais, comme Toshihiko Koga (triple champion du monde, champion olympique en 1992) parce que j’aime le style de leur judo, qui est très rapide et explosif.