Judo – Frank De Wit « Cette année, j’ai changé mon approche »

Judo : le n°3 mondial en route vers les Championnats d’Europe (26-29 avril)

Frank De Wit : « J’aime prendre des risques »

Vaincre le signe indien. C’est l’objectif de Frank De Wit à ces Championnats d’Europe de Tel Aviv (26-29 avril), remporter une médaille après deux participations infructueuses. Multimédaillé à l’IJF World Tour (huit) à seulement 22 ans, le champion du monde et d’Europe U21 en 2015, actuel n°3 mondial (-81 kg), a décidé de modifier son approche pour mieux briller aux championnats. 3e à Tokyo et au Masters, vainqueur à Abu Dhabi en 2017, le Néerlandais s’est classé 3e à Paris et 5e à Ekaterinbourg. Il est prêt…

 

Par Ludovic Mauchien

 

Comment te sens-tu à l’approche de ces Championnats d’Europe, physiquement et mentalement ?

Je me sens vraiment confiant sur la possibilité de réaliser un bon résultat à ce tournoi. Ma préparation s’est très, très bien déroulée. Elle n’était pas différente de ce que je l’habitude de faire pour d’autres compétitions. Je me suis entraîné la plupart du temps à notre centre national à Papendal. J’ai fait un camp d’entraînement d’une semaine à Tata, en Hongrie à la fin mars puis je suis revenu pour les dernières semaines à Papendal.

 

Comment abordes-tu ces Championnats d’Europe, comme un objectif principal ou une étape vers les Mondiaux ?

Pour moi, ces Championnats d’Europe sont bien évidemment un objectif cette année, de la même façon que le sont les Championnats du monde. Il y a un titre au bout et je veux bien figurer dans ces deux compétitions.

J’espère bien remporter une médaille cette année. Lors des deux dernières éditions, je me suis classé 5e. Donc, cette année, je souhaite gagner au moins une place et, par conséquent, monter sur le podium.

 

Qui penses-tu être ton principal adversaire ?

Dans une catégorie de poids comme celle des -81 kg, je ne pense pas que l’on puisse ressortir tel ou tel athlète. Parce qu’il y a énormément de Judokas super forts. Mais, si je fais ce que je dois, je peux tous les battre.

 

Tu as participé à beaucoup de tournois en 2017. En as-tu besoin ? Est-ce une stratégie ?

Justement, cette année, j’ai décidé de changer un peu mon approche par rapport aux années précédentes. L’an passé, j’ai remporté beaucoup de médailles mais aucune aux Championnats d’Europe et du Monde. Cette année, j’ai donc décidé de faire moins de tournois et de plus me concentrer sur ces deux championnats. J’ai néanmoins combattu à Paris (3e) et au Grand-Prix en Russie (5e).

 

Quels Judokas apprécies-tu particulièrement ?

Quand j’étais plus jeune, j’avais toujours des idoles à admirer. Evidemment, c’était avant tout des Néerlandais comme Henk Grol, les frères Elmont et les frères Van Der Geest.

En ce qui concerne les combattants étrangers d’aujourd’hui, j’admire beaucoup les deux Judokas géorgiens, Liparteliani (-100 kg) et Tchrikishvili (-81 kg, sa catégorie).