Clarisse Agbegnenou « On remet les compteurs à zéro »

Judo : la championne du monde (-63 kg) est alignée au Grand Slam de Paris (10-11 février)

Judo - Clarisse Agbegnenou « On remet les compteurs à zéro »

Médaillée de bronze aux Masters mi-décembre à St-Pétersbourg, alors qu’elle revenait tout juste de blessure, la double championne du monde (2014, 2017) et vice-championne olympique (2016) est en phase ascendante à l’approche du Grand Slam de Paris (10-11 février) qu’elle a déjà remporté à trois reprises (2013, 2014, 2016). Deuxième l’an passé, battue par… la Slovène Trstenjak, la Française sait ce qu’elle a à faire.

 

Par Ludovic Mauchien

 

 

Pourquoi as-tu disputé une seule compétition depuis ton sacre mondial à Budapest ?

J’ai voulu bien m’entraîner, faire du fond et je me suis blessée aux côtes. Je devais faire la Golden League avec mon club et participer au Grand Slam de Tokyo mais, du coup, tout est tombé à l’eau.

Je ne devais même pas faire le Masters (le 16 décembre). Mais j’ai forcé pour faire une dernière compétition. Il y avait un enjeu, celui d’être 1ère à la ranking list. J’y suis allée avec seulement deux jours d’entraînement. J’ai foncé tête baissée (elle a terminé 3e, battue par la Japonaise Tashiro en ½ finale et finit l’année 2017 au 2e rang mondial).

 

Comment abordes-tu ce Grand Slam de Paris ?

Je suis bien. Pour moi, c’est une étape de préparation. En plus, c’est à domicile, je suis tranquille, et ce n’est pas la première fois que je le fais. Je suis une ancienne. C’est vraiment une préparation. On remet les compteurs à zéro. C’est une nouvelle année, on commence l’entraînement comme une petite débutante qui redémarre une autre histoire. Chaque année, on commence débutant et on voit à la fin.

 

Quelles sont tes ambitions pour 2018 ? 

Comme j’étais blessée l’année dernière, j’aimerais bien réaliser une bonne performance aux Championnats d’Europe (26-29 avril à Tel Aviv, Israël). Et, bien sûr, faire de bons Championnats du monde. Cela ferait une année parfaite.

 

Considères-tu 2018 comme une année de transition ?

L’année 2018 va être une année où je vais pouvoir bien m’entraîner, faire un peu de compétitions et me reposer, évacuer ma tête et faire des compétitions plaisir. Je ne vais pas me mettre de pression, je ne vais pas me cramer avant 2020. Tranquille ! Et bien sûr, je travaille beaucoup de choses en Judo. Je promets de belles choses, si j’y arrive… (elle rit).