Yann Baillon : « On veut marquer le coup »
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Yann Baillon : « We want to make a point »

Quelles sont les ambitions de l’équipe de France sur l’Open de Paris ?

On veut marquer le coup. On veut montrer qu’il va falloir compter sur nous. Il s’agit d’une répétition générale. Tous les athlètes du ranking sont présents ! En termes de niveau, c’est assez impressionnant.

Si l’on prend l’effectif global des athlètes présents à cet Open de Paris, on n’a jamais vu de plateau aussi relevé sur aucune compétition. Tout le monde est là et les catégories sont doublées : il y a deux Turcs, deux Japonais, deux Iraniens… C’est très, très relevé !

C’est l’Open de Paris, c’est en France, il faut gagner, mais il faut aussi que l’on se concentre sur nos objectifs, qui est d’amener les athlètes à Tokyo et de faire en sorte qu’ils gagnent une médaille. C’est un projet à moyen terme.

 

Quelles sont les règles de qualification désormais ?

En premier lieu, il faut être dans les 50 premiers du ranking et chaque pays a droit à maximum deux représentants. Il y a 64 athlètes par catégorie sur les Karate 1. En fait, nous ne sommes plus sélectionneur puisque c’est le ranking qui va décider des participants, sauf dans quelques catégories où l’on aura le choix.

Il y a trois phases d’inscription. La phase 1, c’est la possibilité pour chaque fédération d’inscrire 2 athlètes par catégorie, à la condition qu’ils soient dans les 50 premiers.

La phase 2, qui intervient 15 jours plus tard, donne la possibilité à des athlètes qui ne sont pas inscrits par leur fédération de s’engager avec leur club. Enfin, la phase 3 élargit la liste aux 100 premiers du ranking, mais au maximum des 64 par catégorie. C’est la WKF qui enregistre ces inscriptions. C’est le premier inscrit qui est pris.

 

Quelle a été votre logique de sélection ?

Dans un premier temps, inscrire tous les athlètes que l’on pouvait en phase 1, à commencer par les 15 qui font partie du « pôle olympique ». Ils sont tous dans les 50 premiers. Ce sont les potentiels qualifiables aux Jeux sur lesquels on a misé.

Ensuite, nous avons inscrit des athlètes qui ne sont pas au Pôle mais qui font partie du collectif France. C’est le cas de Leïla Heurtault qui, au vu de son classement et de ses performances, est prise en charge sportivement par l’équipe de France.

Ensuite, il y a des athlètes qui sont dans les 50 premiers au ranking mais qui ne satisfont pas encore, en termes de performance, pour l’équipe de France. C’est notamment le cas de Salim Bendiab. Nous les avons inscrits mais ils seront coachés par leur club.

 

Cette liste d’athlètes olympiques est-elle appelée à rapidement évoluer ?

Bien sûr, elle va évoluer en fonction des résultats. Paris est la première compétition de l’année. Nous serons en observation de leurs performances pour une éventuelle réintégration complète dans le collectif olympique à Dubaï (16-18 février) ou Rotterdam (16-18 mars).

L’Open des Pays-Bas sera aussi une répétition et nous serons en phase de préparation pour les Championnats d’Europe (10-13 mai à Novi Sad, Serbie). On va intégrer d’autres personnes. Par exemple, il y a de fortes chances que l’on prenne Dnylson Jacquet avec nous.

 

Quel programme avez-vous planifié d’ici l’été ?

Nous allons aller à Dubaï avec une partie du groupe seulement. On ne mettra pas les Espoirs qui auront fait les Championnats d’Europe Jeunes (2-4 février à Sotchi, Russie). On va les laisser souffler.

Ensuite, nous avons prévu un peu plus large pour Rotterdam vu que l’on va s’en servir comme préparation aux Europe.

Pour l’Open de Rabat (6-8 avril), on fera un mixe, vu qu’il se situe une semaine avant les Championnats de France. Ceux qui feront le Maroc ne feront pas les France et vice-versa.

Il y aura ensuite les Championnats d’Europe puis l’Open d’Istanbul qui, à mon avis, sera une compétition de classement. On mettra des athlètes qui sont un peu loin pour qu’ils grapillent des points, ou des athlètes qui sont très bien classés et qui doivent maintenir leur classement pour être tête de série.

Jusqu’à l’été, on gère un peu plus que ce que l’on fera la saison prochaine où on se déplacera sur quasiment toutes les compétitions. Le ranking s’arrête en juin et sera remis à jour en juillet. Les compétitions d’ici là serviront à rester dans les 50 ou 100 premiers pour être intégrable sur les Karate 1 la saison prochaine.

 

Quel regard portez-vous sur les Championnats d’Europe ? Demeurent-ils un objectif majeur ?

Avant, c’était l’objectif de la saison. Ce n’est clairement plus le cas, c’est le ranking, dont les Championnats d’Europe font partie. C’est le ranking qui va définir le meilleur Français dans sa catégorie. On n’est plus sur la même logique de sélection.

Cela reste tout de même un objectif mais avec un gros mais : quelle place pour les équipes ? Comme elles ne seront pas aux Jeux, on sait, qu’à partir des championnats d’Europe ou du monde, la compétition par équipe ne sera pas du tout un objectif.

On ne va pas prendre le risque de sélectionner en équipe un athlète qui défend ses chances de qualification olympique. S’il se qualifie pour une finale mondiale individuelle, avec un coefficient 12, tu ne pas prends le risque qu’il se blesse en équipe. A terme, je pense que ce sera des équipes de seconds couteaux ou d’athlètes qui ne seront pas sélectionnés en individuel.

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