Amir Mehdizadeh : “Je m’entraîne dans le Dojo où j’ai commencé”

Karaté : le double champion du monde sera à l’Open de Paris (26-28 janvier)

Amir Mehdizadeh : “Je m’entraîne dans le Dojo où j’ai commencé”

Champion du monde 2012 et 2016, champion d’Asie en titre, Amir Mehdizadeh est, à 28 ans, l’un des principaux favoris à la médaille d’or olympique à Tokyo chez les poids légers.

Vainqueur à Okinawa lors de son ultime sortie internationale, l’esthète iranien est en chasse de points. Et il vise bien. Rencontre…

 

Par Ludovic Mauchien

 

 

Comment abordes-tu cet Open de Paris et les changements dus au ranking olympique ?

Mon ambition est de gagner la médaille d’or à Paris et, bien sûr, de remporter un maximum de points afin de me qualifier pour les Jeux olympiques. Je vais participer à la plupart des Premier League, aux Championnats d’Asie (10-14 septembre), aux Jeux asiatiques (18 août-2 septembre) et aux Championnats du monde (6-11 novembre). Mon but est de participer aux JO et je suis en route pour atteindre cet objectif.

 

Le fait que le Karaté soit présent aux JO de Tokyo a-t-il changé beaucoup de choses pour ce sport en Iran ?

Dans le monde entier, c’est un énorme événement que le Karaté soit devenu un sport olympique. C’est aussi célébré comme tel dans mon pays. Cela a amené plus de reconnaissance aux karatékas iraniens comme pour tous sur la planète.

En Iran, le Karaté est l’un des cinq sports principaux. C’est un sport très populaire que les gens aiment regarder.

 

Comment t’es-tu préparé pour cette difficile mais palpitante année ?

Je m’entraîne dans le Dojo où j’ai commencé le Karaté, à Qom, ma ville natale. Et nous avons régulièrement des camps d’entraînement à Téhéran, dans notre centre national.

 

A quoi ressemble une semaine type de ton entraînement ?

Cela dépend de la proximité d’une compétition. Cela oscille entre quatre à cinq jours d’entraînement par semaine, à raison de deux fois par jour. J’ai généralement deux jours de repos hebdomadaires.

Pour bien préparer 2018, j’ai fait de la musculation et de la préparation physique quatre fois par semaine.

 

Ton Karaté a-t-il changé ?

Cet entraînement foncier m’a permis d’acquérir de la puissance et de la vitesse. Avoir un entraîneur fabuleux comme M. Seyed Mohammad Hoseini m’a considérablement aidé. Il m’accompagne sur toutes les compétitions depuis les Championnats du monde 2012, quand j’ai gagné ma première médaille d’or mondiale.

 

Qui considères-tu comme ton principal adversaire ? Toi-même ?

Devenir champion du monde était déjà un énorme défi en soi. Mais maintenir ce statut a été extrêmement difficile et ça m’a appris que mon principal adversaire était moi-même. Mais la confiance que j’aie en moi va m’aider à gagner.

 

Quel adversaire préfères-tu combattre, Saynatov, Kaya, Brose, Plakhutin, Kalnins… ?

Sincèrement, je n’y pense pas. Je respecte tous mes adversaires. Je regarde tout le monde mais sans y prêter plus d’attention que cela. Peu importe qui est en face, je suis uniquement concentré sur mon objectif.

 

Quel titre de champion du monde préfères-tu, 2012 ou 2016 ?

Les deux étaient incroyables. Le premier est toujours particulier puisque c’était la première fois que je gagnais. Le deuxième a montré que j’étais capable d’atteindre à nouveau mon but !

 

Quelles sont tes inspirations, tes champions favoris ?

Je dirais mon premier entraîneur, M. Gholamreza Dabaghiyan. Il n’a jamais gagné les Championnats du monde mais son attitude et la façon dont il a veillé sur moi sont sans précédent.

Mais il y a énormément d’athlètes talentueux à travers le monde. Je pense à Amouzadeh, Benetello, Ivan Leal… Et, aujourd’hui, je dirais Luigi (Busa) et Rafaël (Aghayev).

 

Qu’apprécies-tu en dehors du Karaté ? D’autres sports de combat ?

A coup sûr, l’UFC, c’est excitant à regarder ! Je suis un grand fan de Connor McGregor. Sinon, j’adore jouer au foot. Je suis un supporter du Paris Saint-Germain. Et j’adore jouer à la Play Station time !

 

Que cela représente-t-il pour toi de faire partie de la Team Adidas ?

Adidas est une super entreprise ! Je suis à la fois excité et honoré de faire partie de la Team Adidas.