Rafaël Aghayev : « Rester les pieds sur terre »
Share on facebook
Facebook
Share on twitter
Twitter
Share on email
Email
Share on whatsapp
WhatsApp
Rafael Aghayev : « We should stay grounded »

Depuis son cinquième sacre mondial à Linz en octobre 2016, Rafaël Aghayev s’est plutôt fait discret. Absent aux championnats d’Europe 2017, il a remporté dans la foulée les Jeux Islamiques organisés dans son pays natal, à Bakou. Il a gagné la Premier League de Rabat en avril puis s’est classé 3e à Istanbul en septembre. Mais c’est à peu près tout.

Que ses adversaires ne se réjouissent pas trop vite. Le quintuple champion du monde n’est pas sur la pente descendante, encore moins sur le déclin. Il se réservait, tout simplement. Il se reposait en vue de cette année 2018 ô combien importante en vue des JO de Tokyo en 2020.

A 32 ans (33 en mars), l’Azerbaïdjanais doit gérer son planning pour réussir ce qui sera certainement le dernier grand challenge de sa carrière : devenir champion olympique. Et ça, il sait faire…

 

Comment as-tu géré ta préparation pour cet Open de Paris (25-27 janvier) ?

Je me prépare intensivement depuis septembre dernier en vue de l’année à venir. Mais, pour l’instant, il s’agit surtout de condition physique. Je n’ai pas réellement commencé le Karaté.

Mon but n’est pas d’arriver à 100% à l’Open de Paris. Je ne serais d’ailleurs probablement pas au top de mes capacités. L’objectif est d’évoluer dans ma préparation pour être en forme aux Championnats d’Europe et, surtout, aux Championnats du monde.

 

Viens-tu à Paris seulement pour participer et non pour gagner ?!

Non ! L’Open de Paris est la compétition la plus difficile après les mondiaux. C’est quasiment un deuxième championnat du monde en termes de difficultés. Faire un résultat à Paris, là où tout commence, me motivera forcément pour la suite.

En plus, j’ai fait beaucoup de compétitions en France. Je suis toujours bien accueilli par le public, ce qui fait que je suis plutôt à l’aise en combat. J’aime combattre en France.

 

Que penses-tu de l’idée de sélectionner les cinquante meilleurs sur les Premier League ?

Ce que j’en pense n’est pas très important. Ce n’est pas moi qui suis décideur. Mon but est de rentrer dans les cinquante premiers. Les règles sont fixées, à nous de les appliquer.

Comme je n’ai pas fait beaucoup de compétitions en 2017, du coup, je suis tombé de la première à la quatrième place au ranking. En travaillant beaucoup, je vais améliorer mon classement et essayer de me qualifier pour les JO.

 

« La sélection sera beaucoup plus compliquée que les JO »

 

Vu que l’élite se resserre, cela va probablement être plus compliqué à chaque tournoi ?

Je crois que cela va être très compliqué pour tout le monde, pour moi comme pour les autres, compte tenu que l’objectif que chacun se fixe est de se qualifier pour les Jeux Olympiques. La sélection sera beaucoup plus compliquée que les JO eux-mêmes. On est nombreux. Il y a énormément de pays.

 

As-tu programmé beaucoup de compétitions pour cette année 2018 ?

Je vais participer à 14 ou 15 compétitions. Cela va être très lourd à gérer physiquement. Mais je ne suis pas le seul. Tout le monde va probablement faire pareil pour avoir le plus de points possibles et figurer au mieux dans le ranking.

Cela fait beaucoup de compétitions. C’est pour cela, qu’en 2017, ce n’est pas que j’ai levé le pied mais j’ai été plus en retrait. Mon but n’était pas de gagner à chaque fois. Tout commence vraiment à partir de 2018, et même 2019.

 

Tu auras 33 ans en mars. Disputer 14 à 15 compétitions en une année ne fait-il beaucoup dans l’objectif de 2020 ?

Je sais que cela va être très compliqué physiquement. C’est la raison pour laquelle je n’y suis pas allé à fond en 2017, pour me préparer en vue de 2018. Je n’ai pas voulu déjà me fatiguer dès 2017.

Un athlète connaît forcément des hauts et des bas dans sa carrière. Moi, je suis resté au même niveau mais celui-ci était un peu moins élevé que les précédentes années. Certains ont choisi de disputer beaucoup de compétitions. Le but est d’être au top niveau pour les Jeux Olympiques.

 

Dans ta planification, comment as-tu positionné les championnats du monde 2018, soit deux ans avant ton objectif olympique ?

Qui ne souhaite pas être champion du monde ? Surtout si c’est une 6e fois ! Je ne m’en lasse pas (il sourit). Le jour où je m’en lasse, j’arrête le Karaté.

Les gens pensent que les Jeux Olympiques, c’est le nirvana. En ce moment, c’est l’ébullition. Les compétiteurs et les entraîneurs sont tous bouleversés parce que le Karaté est devenu olympique.

En fait, il faut rester les pieds sur terre, il faut rester fidèle à soi-même, continuer à travailler comme d’habitude et ne pas trop s’emballer. Il faut se fixer des objectifs au fur et à mesure. Si je m’entraîne correctement, si je fais tout comme il le faut, je vais arriver en pleine forme aux Jeux Olympiques.

Share on facebook
Facebook
Share on twitter
Twitter
Share on email
Email
Share on whatsapp
WhatsApp

RELATED ARTICLES

PLUS D’INFOS