KARATE – L’Open adidas, un rendez-vous incontournable

Karaté : 1300 combattants étaient engagés à Paris ce week-end

KARATE - L’Open adidas, un rendez-vous incontournable

Ils étaient 1300 sur les tatamis de la Halle Carpentier à Paris les 28 et 29 octobre, des Minimes aux Seniors, à se disputer le titre 2017 de l’Open Adidas. Objectif de début de saison pour les plus jeunes, compétition de reprise pour les plus âgés, l’Open Adidas est devenu, au fil des ans, le rendez-vous incontournable du karaté français.

 

Par Ludovic Mauchien

 

 

1300 inscrits, record battu ! Depuis sa création il y a une dizaine d’années, l’Open Adidas ne cesse de s’affirmer comme l’un des rendez-vous à absolument cocher sur son calendrier. Il suffit de regarder les collectifs des équipes de France Jeunes. Tous y sont passés, la plupart y ont brillé, certains se sont même faits repérés lors de ce grand raout automnal.

Comme tous les ans, les entraîneurs nationaux ne manquent pas l’occasion de jauger les réserves. « C’est surtout chez les minimes que nous effectuons une détection », explique Olivier Beaudry, l’ancien champion d’Europe en charge du Pôle France au CREPS de Châtenay-Malabry. « Cette année, c’est un peu particulier puisque les Championnats du monde Cadets-Juniors-Espoirs se déroulent en même temps (à Tenerife) mais cela n’empêche que cette compétition est importante car c’est le premier grand tournoi de la saison en France. Les n°2 ou n°3 chez les Juniors ou les Seniors peuvent marquer des points et se replacer ».

Généralement coché comme une étape dans le parcours de sélection en équipe de France, l’Open Adidas est aussi l’occasion de lancer véritablement sa saison, surtout à trois semaines de la Coupe de France et à deux bons mois de l’Open de Paris. C’était le cas pour l’ancien international Abdourhamane Drame, vainqueur en -84 kg, qui n’avait plus participé à l’Open depuis une petite dizaine d’années. « Ca a grave changé ! Le niveau a nettement augmenté. C’est un super niveau. C’est ma reprise et ça fait du bien. Je suis venu pour prendre mes marques en vue de la Coupe de France. Il n’y a pas de meilleur entraînement que la compétition. Et je gagne. Je suis content ».

Lolita Dona, elle, a participé comme coach. L’ancienne championne du monde et d’Europe accompagnait une trentaine d’élèves de son club, le Budokan Thiais. « C’est super pour les mômes. Ils sont vraiment motivés pour faire cette compèt’. C’est super important pour eux car il y a un très bon niveau. Après les Championnats de France, c’est l’une des meilleures compétitions. Et pour les plus âgés, cela permet d’affiner ses réglages ».

Lolita Dona n’avait pas beaucoup de kilomètres à faire, contrairement à la majorité des participants qui n’hésitent pas à traverser la France, à l’instar du Nîmois Youssef Ouissa, combattant (blessé cette année) et entraîneur du Team Ouissa. « On est venu à onze et on est inscrit dans toutes les catégories d’âge. Je participe depuis 2013. J’ai fait une fois un podium. C’est une grosse compétition ! Cela permet aussi d’accumuler de l’expérience pour être performant sur les championnats départementaux et régionaux. Faire un résultat peut apporter beaucoup. Réussir à sortir du lot quand il y a 1300 participants signifie que le travail en amont a bien été effectuée. Bon, cette année, on fait trois 5e places. Il y a encore du boulot… ». Le rendez-vous est pris pour l’année prochaine !