Ilias Iliadis : « En Europe, des surprises dans l’avenir »

Il a pris sa retraite sportive à l’issue des JO de Rio mais ce n’est pas pour autant qu’Ilias Iliadis a laissé tomber le Judo. Impossible ! Ambassadeur de la marque Adidas, il l’est aussi celui de la Fédération Internationale pour laquelle il dispense des stages aux jeunes à travers le monde afin de développer le Judo.

Par Ludovic Mauchien

 

Il a pris sa retraite sportive à l’issue des JO de Rio mais ce n’est pas pour autant qu’Ilias Iliadis a laissé tomber le Judo. Impossible ! Ambassadeur de la marque Adidas, il l’est aussi celui de la Fédération Internationale pour laquelle il dispense des stages aux jeunes à travers le monde afin de développer le Judo.

 

Par Ludovic Mauchien

 

Le triple champion du monde (2010, 2011, 2014) et double médaillé olympique (or en 2004, bronze en 2012) est à Budapest pour assister aux Championnats du monde (August 28th-September 3rd). Nous avons croisé la légende Ilias Iliadis juste après la défaite de son inséparable ami, l’Ukrainien Georgii Zantaraia, en ¼ de finale face au Japonais Abe.

 

Comment vas-tu depuis les JO de Rio ?

Super ! Je suis cool. Je me sens très bien. Je suis venu à Budapest pour voir un bon championnat du monde. Le niveau du Judo s’élève d’année en année. Je voulais voir à l’oeuvre la nouvelle génération d’athlètes, le nouveau mode de compétition. Et cela me plaît.

 

Qu’est-ce qui t’a marqué lors de ces deux premiers jours de compétition ?

Comme il y a désormais de nouvelles règles, c’est un peu compliqué pour les athlètes, ce sont des règles pour la nouvelle génération. Et cela va dans le bon sens, c’est de mieux en mieux pour le Judo. De toute façon, pour moi, le Judo est le meilleur sport au monde.

 

Certains Judokas t’ont-ils impressionnés ? Abe par exemple ?

Abe est devant tout le monde mais il combattait contre mon meilleur ami, Georgii Zantaraia. Zantaraia est un athlète très professionnel et un Judoka vraiment fort. Mais il a quelques problèmes personnels dans sa vie (son père vient de décéder). Je suis persuadé qu’il va revenir encore plus fort.

Abe vient d’arriver. Il est nouveau. Il est arrivé dans la famille du Judo en frappant fort. Il a gagné plusieurs Grand Slam. Mais je le connaissais avant car il avait gagné la Kodokan Cup, une coupe du monde et, ensuite, le Grand Slam de Tokyo… Il a gagné beaucoup de tournois. Il est la légende de la nouvelle génération.

 

« J’aide des jeunes athlètes »

 

D’autres athlètes te plaisent-ils ?

Il y a de très, très bons Judokas dans les autres catégories, en 73 kg, 81 kg, 90 kg, et il y a Teddy Riner, le roi du Judo.

Chez les femmes, en -48 kg, Takato est aussi au-dessus de tout le monde. Toute l’équipe du Japon est devant pour l’instant. Mais une nouvelle génération arrive en Europe et certains vont être très bons. Je m’attends à des surprises dans l’avenir.

 

Le Judo te manque-t-il ?

Je ne peux pas dire qu’il me manque puisque je travaille toujours mon Judo. Enfin, je n’aime pas dire travailler. Le Judo n’est pas un travail, c’est ma vie. Et je m’entraîne tous les jours, sans exception.

 

Quel est ton travail à la Fédération internationale (IJF) ?

Je suis un ambassadeur. Je travaille avec plusieurs fédérations. J’aide des jeunes athlètes de la nouvelle génération. Certains pays souhaitent que le Judo se développe. J’adore l’idée. C’est pour cette raison que je me déplace pour aider tout le monde. Je donne des stages, je leur donne de la motivation, je combats avec les jeunes. C’est quelque chose de très bien pour cette nouvelle génération que des champions olympiques combattent avec eux. Cela les motive énormément.