Yashar Bashirov : « Nous espérons plusieurs médailles à Tokyo »
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rafael aghayev adidas karate

 

L’Azerbaïdjan, c’est 9 millions d’habitants, 14 000 licenciés de Karaté, 8 300 cours d’eau, 250 lacs et… l’unique Rafaël Aghayev.

Depuis octobre dernier, le petit lutin du Caucase est devenu le seul Karatéka à avoir été sacré 5 fois champion du monde en individuel (-70 kg en 2006 et 2008, Open en 2008, -75 kg en 2010 et 2016).

Dans son sillage, le Karaté azéri a surgi. 26 ans après la déclaration d’indépendance, deux décennies après avoir intégré la WKF (World Karate Federation), l’Azerbaïdjan s’est construit une brillante école de Karaté.

Outre Rafaël Aghayev, également 10 fois champion d’Europe (!), l’armada tient le cap, chez les hommes (champions d’Europe 2014 en Kumite) comme chez les femmes (championnes d’Europe 2016 en Kumite).

Aykhan Mamayev (vice-champion du monde et double médaillé européen en -84 kg), Niyazi Aliyev (champion d’Europe 2015 en 67 kg), Shahin Atamov, Firzovski Farzaliyev, Irina Zaretska, sans oublier Roman Heydarov en Kata (3e des Championnats d’Europe 2016 et 2017), sont en route pour les JO 2020.

Une brillante réussite pour le pays de la « Terre de Feu » (des flammes naturelles surgissent de terre en raison du gaz souterrain), qui s’étire du haut des 4500 m du Grand Caucase aux plages de la Mer Caspienne.

 

« Rafaël (Aghayev) a un impact dans le monde entier »

Yashar Bashirov, le président de la Fédération azerbaïdjanaise de Karaté, nous apporte son éclairage sur cette équipe qui n’a certes guère brillé aux Championnats d’Europe début mai. Logique, les forces étaient concentrées sur les Jeux Islamiques, une semaine après, à… Bakou.

Une nouvelle fois, les Azerbaïdjanais ont fait feu de tout bois. Avec 10 médailles sur 11 possible, dont 4 en or (Aliyeva, Zaretska, Aghayev, Mamayev), ils ont survolé le tournoi, malgré la présence de l’Iran, la Turquie et l’Egypte.

 

Quel est l’impact de Rafaël Aghayev sur le Karaté azerbaïdjanais ?

(Il rit) Rafaël n’a pas seulement un impact en Azerbaïdjan mais dans le monde entier. Nos Karatékas sont fiers de côtoyer Rafaël tous les jours. C’est une chance car tout le monde ne peut pas rencontrer au quotidien le seul quintuple champion du monde de l’histoire. Il a aussi participé 2 fois aux World Games, comme Mamayev. C’est une fierté pour nous !

 

« Les Jeux Européens, un élément positif vers l’olympique »

 

Le fait que le Karaté soit devenu olympique a-t-il changé quelque chose en Azerbaïdjan ?

Nous sommes depuis longtemps aidés par le Comité National Olympique et le Ministère de la Jeunesse et des Sports. Notre président, qui est également le président du CNO, M. Ilham Aliyev, soutient personnellement le Karaté. La 1ère vice-présidente, la First Lady d’Azerbaïdjan, Mme Mehriban Aliyeva, soutient aussi le développement du Karaté.

Il faut se rappeler que nous ne sommes enregistrés à la WKF que depuis 20 ans. Nous comptons seulement 14 000 pratiquants de Karaté. Et nous avons des résultats évidents à travers Rafaël mais aussi nos autres combattants qui sont régulièrement médaillés aux Championnats d’Europe.

Grâce à ces résultats, l’EKF croit en mon travail et je suis aujourd’hui devenu membre du comité exécutif.

 

Votre pays a accueilli, en 2015, les 1ers Jeux Européens. Thomas Bach, le président du CIO, est venu visiter le tournoi de Karaté. Quelle importance cela a-t-il eu selon vous dans le processus olympique ?

Les Jeux Européens ont été un élément positif dans le chemin du Karaté vers l’olympisme. La WKF a alors montré que le Karaté s’était développé dans le monde entier et qu’il était prêt à être exposé.

M. Antonio Espinos, le président de la WKF, a souligné le soutien de l’Azerbaïdjan pour le Karaté olympique dans son discours à Bakou.

 

« Avant les JO, il y a les Championnats d’Europe 2019 à Bakou »

 

Et maintenant ?

Nous nous préparons encore plus sérieusement qu’avant pour les « World Series » afin d’avoir le maximum d’athlètes qualifiés.

Nous espérons remporter plusieurs médailles à Tokyo, Rafaël (Aghayev), Irina Zaretska, Asiman Gurbanli, Shahin Atamov… Ils ont tous une chance d’être médaillé olympique en 2020. Et il ne faut pas oublier nos jeunes qui arrivent.

Mais, avant les Jeux Olympiques en 2020, il y aura les Championnats d’Europe 2019 à Bakou. C’est un objectif majeur pour nous.

 

En parlant de Championnats d’Europe, l’Azerbaïdjan n’a guère brillé aux Championnats d’Europe de Kocaeli, en Turquie (4-7 mai), avec seulement 2 médailles de bronze. Quel est votre regard de président ? 

Nous nous sommes rendus en Turquie avec une équipe bis. Les titulaires se préparaient pour les Jeux Islamiques qui se tenaient une semaine après à Bakou (12-14 mai). Si nos meilleurs combattants avaient été engagés à Kocaeli, nous aurions pu disputer plusieurs finales. Shahin Atamov et Roman Heydarov ont remporté une médaille de bronze. Nous espérions une finale supplémentaire avec Irina Zaretska, mais elle s’est blessée au dos.

En équipe, je trouve que l’on a été malchanceux. Chez les hommes, on est à égalité avec l’Ukraine et, malheureusement, les juges les donnent vainqueurs. Les filles aussi ont été malchanceuses face à la Slovénie.

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