Corentin Séguy : « Laisser parler l’instinct »
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Corentin Séguy : « Laisser parler l’instinct »

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Il a éclos au haut niveau sur le tard, en Espoirs 2, mais sa progression a été fulgurante. Deux ans après ses 1ers Championnats du monde individuels en Espoirs, où il est revenu sans médaille, Corentin Séguy va représenter la France aux Championnats d’Europe 2017 (4 au 7 mai à Kocaeli, Turquie).

Membre actif de l’équipe de France championne d’Europe en titre et médaillée de bronze des derniers Championnats du monde, le Brignolais a grillé la politesse à son pote, Logan Da Costa, pour la place en -75 kg, grâce à sa régularité depuis le début de saison.

Vainqueur de la Coupe de France en décembre, sa 2e après 2015, 5e à l’Open de Paris, 3e l’Open de Rotterdam, le sociétaire du Spartan Kombats Sports veut saisir sa chance. Il tient surtout à affronter les meilleurs.

Mais, pour rencontrer le quintuple champion du monde, Rafaël Aghayev, le Français devra attendre. Celui-ci est forfait, préférant privilégier les Jeux Islamiques de Bakou en juin.

Avec l’Italien Busa, l’Allemand Bitsch, le Letton Sadikovs et le Turc Eltemur devant son public, le jeune Français aura de quoi se faire plaisir…

 

« Je me suis affirmé dans mon Karaté »

 

Comment apprécies-tu cette 1ère sélection individuelle chez les Seniors ? 

C’est une plus-value. Je vois ma progression. Le chemin continue. Mon niveau augmente et, du coup, ce n’est que du positif. Je ne la prends même pas comme une expérience, parce que les « Premier League » ont montré que j’avais le niveau. J’ai envie de repartir avec une médaille en individuel.

 

Où as-tu le plus progressé depuis un an ?

Je me suis affirmé dans mon Karaté. Il y a bien sûr encore énormément à faire mais, sur certains points, j’ai pris beaucoup de confiance. Par exemple, je vais beaucoup sur l’arrière et je pique sur les erreurs de mon adversaire. C’est mon point fort. J’en ai pris conscience.

On a aussi travaillé d’autres trucs pendant la préparation qu’il faut que j’applique aux « Europe ».

 

« Affronter des mecs qui sont dans le top »

 

Y-a-t-il des combattants que tu as hâte de rencontrer, ou l’inverse ?

En fait, on a bossé sur tous les styles. Je vais dire que j’ai hâte de prendre tous les profils que l’on a travaillés. Ce serait le résultat de beaucoup de travail ! Il n’y a pas un style particulier que je n’aimerais pas rencontrer. Mais je souhaiterais affronter des mecs qui sont dans le top, comme Busa, ou le Turc Eltemur chez lui. Ce serait vraiment le top !

 

As-tu travaillé spécifiquement sur leur profil ?

Oui ! Avec Ludovic Cacheux, on a bien bossé (il rit). On a même travaillé à la vidéo pour regarder ce genre de profils, s’y adapter avec mon propre travail, pour pouvoir gagner.

 

Où penses-tu avoir gagné ta sélection par rapport à Logan (Da Costa) ?

Grâce à ma régularité depuis le début de saison, je pense. Je gagne la Coupe de France. Je me classe 5e à l’Open de Paris et 3e en Hollande. Je pense que cela a joué, sachant qu’on se tire la bourre avec Logan depuis 2 ans. Ca nous porte vers le haut tous les deux.

 

« Aghayev a fait progresser le Karaté »

 

Sachant que vous vous connaissez très bien, comment gère-t-on une telle concurrence ?

On en a parlé tous les deux. On a le même état d’esprit, c’est-à-dire que, sur un tatami, cela va être la guerre. Par contre, en dehors, c’est mon pote. On se bat en équipe ensemble, il n’y a pas d’animosité. C’est vraiment un copain, on fait la part des choses ! On est des professionnels.

Sur le tatami, on sait qu’on doit donner le meilleur de nous-même. Il y a de la détermination, de la rage, mais il n’y a pas de problème. On est vraiment sur la même longueur d’ondes.

 

Aghayev (absent en Turquie) est la référence des -75 kg. Le considères-tu comme un modèle, comme une inspiration ?

Il inspire tout le monde ! Il a fait progresser le Karaté. C’est une légende. Ce qu’il a fait est vraiment énorme. Mon rêve, bien sûr, est de le rencontrer et, qui sait, sortir vainqueur.

 

« Alex (Biamonti), c’est clairement mon modèle ! »

 

Tu es entraîné par Alex Biamonti. Est-ce lui ton modèle ?

C’est clairement lui ! Quand je regarde ses vidéos… Lui aussi a survolé le monde du Karaté, avec son Karaté champagne !

Mais, surtout, Alex, c’est un entraîneur exceptionnel. C’est lui qui m’a fait au haut niveau, qui m’a fait évolué. Il m’entraîne régulièrement. Il est même devenu un membre important de mon entourage.

 

Qu’as-tu pris de lui en Karaté ?

Pas tant de choses dans la forme technique, mais plutôt dans le ressenti du combat. Etre tactique bien sûr, mais laisser parfois parler l’instinct, ressentir un truc et lâcher d’un coup quelque chose en une fraction de seconde.

 

Quelle est ta technique préférée ?

C’est Maite-Gyaku au visage. Elle m’a toujours portée chance ! Bien exécutée, je trouve que c’est un bel instrument technique. On marque le 1er, puis on marque le 2e, cela prouve vraiment que l’on était dans le bon timing.

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