« Les compteurs sont remis à zéro »
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Karaté : les Français vont défendre leur titre de champions d’Europe de Kata par équipe

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Le trio magique du Kata français est de nouveau en piste. Contrariés par les blessures depuis les Championnats du monde de Linz fin octobre, Lucas Jeannot, Ahmed Zemouri et Enzo Montarello n’ont cependant pas pu se préparer comme ils l’entendaient.

Au moment d’aborder ces Championnats d’Europe (4-7 mai à Kocaeli, Turquie), ils n’ont participé qu’à une seule compétition, l’Open de Rotterdam mi-mars, où ils se sont classé 3e. Cela sera-t-il suffisant ? En tout cas, ils sont prêts mentalement et physiquement…

 

Quel est votre Kata préféré ? Et pourquoi ?

Notre kata préféré est Gojushi Ho Sho. C’est le kata avec lequel on a réussi à être en osmose pour la toute première fois lors de notre premier Open de Paris ensemble. Il nous a permis d’accéder à la finale lors de cette compétition mais également lors des Championnats du monde à Linz. Ce kata nous a donc procurés de vives, de grandes émotions.

 

« Chaque tour sera une finale. Il n’y a pas de petite équipe »

 

Et celui que vous détestez le plus ?

Il n’y a pas de katas que nous détestons sinon nous ne les ferions pas… (Rires). Le plaisir, l’envie et l’exigence sont les mêmes quel que soit le kata, à partir du moment où on les exécute ensemble en osmose.

 

Comment abordez-vous cet Euro ?

Nous abordons ces Championnats d’Europe comme toutes les autres compétitions. Le piège serait de prendre les choses pour acquises en gardant à l’esprit les résultats passés. Ce n’est pas notre philosophie.

Après chaque compétition, les compteurs sont remis à zéro comme nous dit souvent notre entraîneur national (Ayoub Neghliz). Il faudra se concentrer sur chaque tour, chacun d’eux sera une finale. Il n’y aura pas de petite équipe, il ne faudra sous-estimer personne.

De plus, il nous faudra rester concentrés sur notre travail, sur notre prestation si l’on veut aller chercher la plus belle des médailles.

 

« Avec humilité et détermination »

 

L’approche est-elle différente vue que vous êtes champions en titre ?

Sur le plan stratégique, du tirage au sort par exemple, évidemment. Par exemple, nous savons quelles équipes nous n’aurons pas dans le tableau. On sait également que nous passerons en bleu à chaque tour. De ce fait, on se prépare en conséquence lors des entraînements pour s’habituer à ces quelques instants d’attente avant notre passage.

Pour ce qui est de l’approche psychologique de la compétition en elle-même, le titre de l’an dernier ne compte plus. Cela ne donne pas plus de confiance comme ça ne met pas plus de pression. Les équipes changent en une année, certaines progressent, ce sera donc une toute autre compétition. Il faudra donc l’aborder avec humilité et avec détermination comme toutes les autres.

 

Qu’a (éventuellement) changé votre titre acquis en 2016 ?

Notre titre fut un énorme moment de bonheur partagé avec nos proches, c’était un rêve qui se réalisait. Ça n’a cependant pas changé énormément de choses dans notre quotidien. Après cela, nos vies ont repris leur cours, avec nos études, nos projets, nos préparations.

Il a fallu reprendre les entraînements pour se tourner vers le nouvel objectif, les Championnats du monde. Le travail devait continuer pour être toujours plus performants et encore plus forts.

 

« Des surprises… ? On ne les dévoilerait pas (rires) »

 

Peut-on s’attendre à des surprises de votre part ?

S’il y a des surprises… ? Vous pensez bien qu’on ne les dévoilerait pas avant, elles perdraient leurs effets (rires).

 

Où avez-vous le plus progressé depuis l’an passé ?

C’est difficile de faire une analyse de notre propre évolution, surtout lorsque l’on est en équipe. Mais disons qu’il devient de plus en plus facile de trouver nos marques ensemble après une période où nous ne nous sommes pas vus, par exemple.

Il y a des automatismes qui s’opèrent avec le temps et qui font que l’on arrive à se sentir et à être en osmose plus vite. De plus, nous avons énormément travaillé pour donner plus de maturité et de personnalité à notre travail en équipe.

 

Avez-vous le sentiment d’avoir aussi progressé individuellement ?

Nous avons chacun des points à travailler. Nous avons un travail très différent mais qui se complète bien : certains sont plus dynamiques, d’autres plus techniques ou bien plus puissants.

Le travail en équipe nous oblige, chacun, à progresser encore dans tous les aspects du kata pour apporter au collectif. L’équipe se nourrit des qualités individuelles de chacun et mais elle permet aussi à chacun de progresser dans certaines qualités individuelles.

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