« C’est la générosité même. Il donne énormément »

Judo : témoignages sur le stage d’Ilias Iliadis

Judo : témoignages sur le stage d’Ilias Iliadis

Evidemment, logiquement, forcément, Ilias Iliadis a séduit ! Le double médaillé olympique et triple champion du monde grec était dans son élément, au Dojo du Pôle Espoirs Brétigny-sur-Orge (91), à l’occasion du stage coorganisé par la ligue Ile de France de la FF Judo et Double D / adidas.

Les ficelles de l’école géorgienne, les gardes, le déplacement, l’enroulement de l’épaule, le mental, la volonté, la tenue, l’engagement… Il s’en est donné à cœur joie, a partagé à tout va. Mais qu’en ont retenu les heureux récipiendaires ? Ils partagent…

 

Par Ludovic Mauchien

 

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Alexis

27 ans, 3e Dan, de l’AJ 54 (s’entraîne à Sucy)

« Sur le Gake, ça claque ! »

« C’est impressionnant de se retrouver à être le partenaire d’Ilias Iliadis ! C’est un immense champion. J’ai énormément de respect pour lui. L’impact, la technique sur le Gake, sur la chute, sur la projection, c’est impressionnant. Ca claque, clairement ! (rires). C’est quelque chose que l’on a rarement l’occasion de voir de notre côté. C’est un immense plaisir.

J’ai beaucoup appris au niveau du placement, de la technique. Il est tellement précis. Chaque fois qu’il remontrait une technique, c’était au centimètre près. Il explique bien. C’est vivant. On sent que c’est ce qu’il aime, que c’est ce qu’il fait tous les jours.

L’an dernier, j’ai assisté au stage de Nomura, le triple champion olympique. C’était exactement pareil. Il y avait beaucoup de techniques, c’était très précis. Bien qu’Iliadis combatte dans une autre catégorie de poids, il est tout aussi mobile, tout en étant souple et puissant. C’est impressionnant !

Je n’aurais manqué ce stage pour rien au monde. Ce matin (lire dimanche 2 avril), ma voiture est tombée en panne. J’ai quand même trouvé un moyen pour arriver à l’heure. Peu importe, il fallait que je sois là ! On a vraiment de la chance aujourd’hui ».

 

 

Gaël

37 ans, 3e Dan, du JKC Versailles 

« S’il revient dans 2 semaines, je reviens aussi »

« J’ai appris à faire des techniques d’enroulement de l’épaule. En France, on ne les fait pas comme lui. Il a une forme de corps, de tirage, de corps à corps, c’est vraiment différent. Dans les pays de l’Est, ils font plus de techniques rapprochées, contrairement aux Japonais, qui sont à distance, qui aiment bien laisser un peu de mou pour « re rentrer » dans la technique.

Ilias Iliadis, lui, vient vraiment tirer, coller au corps. Et là, il ne laisse plus aucune chance à l’adversaire. A distance, l’adversaire peut toujours se déplacer, avoir une idée de ce qu’il va faire, tandis que là, il est complètement verrouillé.

Et ça, on ne le travaille pas assez en France, ce travail de blocage, de verrouillage du partenaire. Car, dans ce cas, c’est lui, Ilias Iliadis, qui mène la danse. Il emmène son partenaire dans toutes les directions et c’est l’autre qui subit, tout simplement. C’est ce que j’ai vraiment bien aimé dans ce stage, ses approches au corps à corps. Cela m’a impressionné !

C’est impressionnant de côtoyer Ilias Iliadis. C’est une montagne ! Quand on le voit, on a l’impression d’être une crevette (il rit). En plus, il explique bien les choses à faire et, surtout, à ne pas faire. Il a le bon ressenti. Il a pris plusieurs partenaires, des petits, des moyens, des grands… Il a dû s’adapter à tous types de public. C’est vraiment bien. S’il revient dans 2 semaines, je reviens aussi (il rit). »

 

 

Hugo

22 ans, 1er Dan, de l’AJA Paris 20

« J’ai appris ce qu’était le fighting spirit »

« J’ai appris ce qu’était le fighting spirit, l’esprit du combattant, c’est-à-dire aller toujours à la conquête, à la guerre, à l’attaque. C’est vrai, qu’en France, on n’a pas trop cette approche. Là, franchement, Ilias Iliadis nous a montrés une toute nouvelle approche du Judo : la conquête.

Je me suis retrouvé à être son partenaire 2-3 fois… Au 1er abord, j’étais assez stressé. Il m’intimide quand même, énormément même (il sourit). Mais il m’a mis à l’aise. Il m’a dit : « cool, détends-toi ».

Je n’aurais raté ce stage pour rien au monde. Je voulais absolument venir, même si c’est un dimanche matin, même si c’est loin de chez moi. Il m’a fallu 1h30 pour arriver à Brétigny. Mais j’étais obligé d’être présent, parce que c’est Ilias Iliadis, parce que c’est un grand champion. C’est un modèle pour moi. C’est même LE modèle du Judo ! Champion olympique, champion du monde, des médailles partout… C’est vraiment quelqu’un de très, très, très impressionnant et qui a beaucoup de charisme. Il dégage vraiment quelque chose ! »

 

 

Marie

42 ans, 2e Dan, de Deuil-la-Barre (95)

« On travaille beaucoup le point de détail »

« Avec Iliadis, on travaille beaucoup le point de détail, surtout sur les placements, celui des mains, celui du corps. Il a une forme de corps assez spéciale. Ce n’est pas le Judo de tout le monde. Ce qui était justement intéressant, c’était de s’approprier ces points de détail à son propre Judo, à sa propre forme de corps.

C’est la 2e fois que j’assiste à un stage d’Ilias Iliadis. Ca ne se manque pas ! Iliadis, c’est la générosité. Il donne énormément. Cela m’avait déjà marquée la 1ère fois. Je n’avais jamais fait de stage avec un grand nom du Judo et, franchement, j’avais été épatée par son engagement et sa générosité de transmettre sa passion du Judo. Du coup, cette fois-ci, j’ai voulu emmener mon fils qui est cadet 1ère année, ceinture marron ».

 

 

Morgan

24 ans, 1er Dan, de St-Thibault (77)

« Avec lui, on ressent bien la notion de famille »

« J’avais déjà fait son stage il y a 3 ans. C’était très intéressant au niveau du Grappling. Tous ses Seoi, je les avais déjà vus auparavant mais une piqure de rappel est toujours utile. Avec le temps, j’avais tendance à jumeler les deux formes de Seoi. C’est bien de pouvoir, au niveau biomécanique, de re séparer les mouvements et les axes.

C’est toujours impressionnant d’assister à un stage d’Ilias Iliadis, parce que son Judo est impressionnant. C’est un grand nom. Au niveau international, il est vraiment proche de toutes les nationalités. Il est en lien avec tout le monde. Avec lui, on ressent bien la notion de famille du Judo.

Au niveau pédagogique, il a un style complètement différent de celui des Japonais. C’est justement intéressant de voir d’autres méthodes, plus portées sur le contact, la percussion plutôt que la souplesse et la forme fondamentale ».