La France voit double

Karaté : Championnats du monde / une finale, un bronze

France Karate Team

Seule la France est parvenue à placer ses deux équipes, hommes et femmes, en position de remporter une médaille. Les filles disputeront la finale, leur 4e d’affilée, contre l’Espagne. Les hommes, eux, éliminés par une superbe équipe d’Iran en ½ finale, affronteront l’Azerbaïdjan pour une médaille de bronze. Réactions des deux entraîneurs tricolores dans la foulée des combats.

 

Par notre envoyé spécial à Linz (Autriche), Ludovic Mauchien

 

 

Ludovic Cacheux

Entraîneur de l’équipe masculine.

Après avoir dominé la Biélorussie (3-0), les Français ont successivement battu le Brésil (3-0), l’Afrique du Sud (3-0) et l’Egypte (3-0) avant de tomber sur un os « inrongeable » à l’heure actuelle, l’Iran.

Défaits 3-0, Amin Bouazza, Logan da Costa, Jessie Da Costa, Steven Da Costa, Kenji Grillon, Corentin Séguy et Marvin Garin combattront dimanche pour la gain du bronze face à l’Azerbaïdjan.

« Les Iraniens ? Ils sont plus forts, ils sont plus aguerris, ils sont champions du monde. Il n’y rien à dire. Si ce n’est qu’on fait des bêtises de jeunes avec des jeunes. Il ne fallait surtout pas leur donner de points d’appui et rentrer dans leur distance. Les gars l’ont fait en début de combat mais plus ensuite. Bon, sur les 7 combattants, 4 ont 21 ans ou moins. On construit maintenant pour le futur. Cette élimination est une épreuve à digérer, à accepter. Désormais, il faut aller chercher le bronze. On va voir s’ils ont un vrai mental de champions ».

 

Yann Baillon

Entraîneur principal de l’équipe de France et coach de l’équipe féminine.

Elles avaient un statut à défendre. Elles ont assumé. Championnes du monde en 2010 et 2012, 2e en 2014, les Françaises ont successivement dominé les Pays-Bas (1-0), l’Iran (2-1), les Etats-Unis (2-0) et l’Equateur en ½ finale (2-0).

Alexandra Recchia, superbe contre l’Iran en 8e de finale dans le combat décisif (victoire 5-3), Alizée Agier, Leïla Heurtault et Lucie Ignace affronteront l’Espagne en finale.

Yann Baillon

« J’ai l’habitude du stress avec les filles, que ce soit en individuel ou en équipe. Elles ont été crescendo. Heureusement ! Il ne fallait pas qu’elles restent sur ce qu’elles ont fait au 1er tour. Elles ont su élevé leur niveau. Somme toute, j’ai été assez serein. Cette équipe est bien équilibrée. On a Sandy (Recchia) qui a de l’expérience et, en plus, montre un super niveau sur ces Championnats. Il y a Leïla (Heurtault), qui est jeune. Elle jaillit comme un mort vivant sort d’une tombe. Et, selon la stratégie à adopter, je peux mettre soit Lucie (Ignace, qualifiée pour la finale des -61 kg), soit Alizée (Agier, championne du monde 2014). C’est du bonheur ».